
Les berlines compactes n’ont plus la vie facile. Depuis des décennies, c’était pourtant le cœur du marché auto européen, popularisé notamment par la vague des compactes des années 1980. Aujourd’hui, certaines icônes disparaissent, d’autres changent carrément de catégorie. Mais tout le monde n’abandonne pas : Peugeot fait partie de ceux qui continuent d’y croire.
La Peugeot 308 doit passer à une quatrième génération. Au programme annoncé : une nouvelle base technique pensée pour l’électrique, une possible architecture 800 volts, l’arrivée du volant carré Hypersquare avec direction « by-wire », et même un retour envisagé du badge GTI sur une version 100% électrique. Une autre question reste dans toutes les têtes : la production restera-t-elle en France ?
La question de l’assemblage est loin d’être anecdotique, surtout à l’heure où de nombreux constructeurs pourraient être tentés d’aller produire là où la main-d’œuvre coûte moins cher. Ici, le signal est clair : la future Peugeot 308 devrait rester produite en France, comme l’actuelle.
Plus précisément, l’assemblage est annoncé sur le site de Mulhouse (Alsace). À partir de 2029, ce site assemblerait trois modèles Peugeot, électriques et hybrides, reposant sur la plateforme STLA One.
La future génération de 308 doit profiter d’une nouvelle plateforme appelée STLA One, présentée dans le cadre du plan stratégique Fastlane 2030 de Stellantis. L’idée : une base polyvalente capable de couvrir un très large spectre de véhicules — de la citadine à la familiale, en passant par SUV et monospaces.
Cette plateforme serait inaugurée en 2027 par la troisième génération de la Peugeot 208. Jusqu’ici, la logique était plus « séparée » : les citadines du segment B (Peugeot 208 et Opel Corsa) utilisaient une base CMP, alors que les compactes (Peugeot 308 et Opel Astra) reposaient sur EMP2.
Stellantis ne réinvente pas tout à partir de zéro : la stratégie rappelle ce que le groupe Volkswagen a fait avec sa plateforme MQB, utilisée sur des modèles très différents en taille et vocation. La nuance ici, c’est que STLA One viserait une couverture encore plus large, en descendant plus bas en gabarit.
La prochaine Peugeot 308 mettrait encore davantage l’accent sur l’électrique, dans la continuité du modèle actuel qui a déjà ouvert la voie. Officiellement, Stellantis évoque une compatibilité 800 volts sur STLA One, avec l’objectif de proposer des temps de charge très compétitifs.
Ce standard ne serait pas forcément le plus pertinent sur une future E-208, mais il ferait davantage sens sur une E-308. La 308 électrique viserait aussi, comme aujourd’hui, certaines rivales dites premium du segment (Audi A3, BMW Série 1, Mercedes Classe A), dont les prochaines déclinaisons adopteraient elles aussi l’architecture 800 volts.
Autre point technique majeur : la future Peugeot E-308 bénéficierait de la technologie « cell-to-body », c’est-à-dire l’intégration de la batterie dans la structure du véhicule. Objectif : réduire coûts, poids et complexité, tout en optimisant l’énergie embarquée, avec à la clé une autonomie potentiellement en hausse.
À titre de repère, l’actuelle Peugeot E-308 utilise un moteur électrique de 156 ch et une batterie de 54 kWh bruts. Des mesures indiquent jusqu’à 373 km d’autonomie.
Depuis la présentation du concept Inception au CES de Las Vegas en janvier 2023, Peugeot met en avant un volant carré baptisé Hypersquare. Il s’agit d’une technologie « by-wire », sans liaison mécanique classique avec les roues.
La logique voudrait que la future E-208 l’introduise en premier, mais la 308 pourrait ensuite en profiter à son tour. Si cette évolution se confirme, ce serait un changement très visible à bord, autant pour le style que pour l’expérience de conduite.
La 308 GTI avait été abandonnée en 2021 avec l’arrivée de la troisième génération. Mais le badge GTI pourrait revenir, cette fois sur une Peugeot E-308 GTI.
La grande inconnue porte sur la recette technique : un ou deux moteurs électriques ? L’hypothèse évoquée est celle d’une configuration à deux électromoteurs, avec transmission intégrale, et une puissance cumulée pouvant aller jusqu’à 375 ch.
La future Peugeot 308 s’annonce comme une vraie bascule : une plateforme STLA One pensée large, une électrification plus ambitieuse (800 volts, batterie intégrée), un cockpit qui pourrait changer de dimension avec l’Hypersquare, et une GTI qui reviendrait en mode électrons. Si ces promesses se confirment, la compacte de Peugeot pourrait bien prouver que ce segment a encore de belles pages à écrire.
La future Peugeot 308 serait produite en France sur le site de Mulhouse en Alsace.
La quatrième génération de la Peugeot 308 doit reposer sur la plateforme STLA One.
La future Peugeot E-308 GTI pourrait atteindre jusqu’à 375 ch cumulés.

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