
Depuis 13 ans, les Peugeot 2008 et Renault Captur se renvoient la balle sur le terrain des SUV urbains. Côté volumes, le 2008 totalise 2 163 145 unités écoulées, tandis que le Captur a convaincu 2 417 387 clients. Deux best-sellers, donc deux modèles cruciaux pour leurs marques.
Leur prochain duel promet un vrai changement d’ambiance : un futur Peugeot 2008 annoncé comme 100 % électrique pour son lancement, face à un Renault Captur qui resterait, lui, sur une approche hybride. En bref : deux visions, un même objectif — rester incontournable.
Dans le groupe Renault, l’approche est décrite comme une « stratégie sur deux jambes » : hybride E-Tech d’un côté, électrique de l’autre. Un exemple cité : en Europe, l’écart de 44 700 unités en faveur de la Clio (229 778 exemplaires) pourrait encore grossir en ajoutant 100 000 commandes de la R5, présentée comme son pendant 100 % électrique.
En face, Peugeot (et Citroën) avancent avec un catalogue multi-énergie. Et quand on regarde les scores des SUV, le 2008 ressort devant : 171 438 ventes en Europe, contre 137 706 pour le Captur, soit presque 34 000 unités d’écart.
Pourquoi cette bataille compte autant ? Parce que ces SUV, dérivés techniquement des Clio et 208, génèrent davantage de marge. Autrement dit, ce n’est pas juste une question d’image : c’est un nerf de la guerre industriel.
Le Captur restylé à mi-parcours poursuivra sa carrière jusqu’en 2027, porté aussi par un regain industriel lié à l’accueil du marché pour le Symbioz. Ce dérivé « au meilleur coût » du SUV vedette est présenté comme bien plus qu’un simple bouche-trou, alors que certains modèles thermiques ont été retirés du catalogue.
Le prochain Captur, annoncé comme dérivé de la toute récente Clio (sixième génération), pourrait mieux intégrer un Symbioz 2 dans son développement — de quoi enrichir le contenu, puisque l’investissement serait amorti sur un volume plus important.
Mais, pour ce duo, le passage à l’électrique ne serait pas d’actualité : ce rôle serait déjà assumé par la R4, ainsi que par le Scenic.
Chez Peugeot, le futur 2008 (projet P1X) est présenté comme né tout électrique, sur la plateforme STLA Small. Cette base est décrite comme capable d’accueillir des véhicules de 3,70 à 4,40 m, avec des moteurs de 70 ou 125 kW et des batteries de 37 à 82 kWh, en architecture 400 V.
Mais l’électrification de la demande tardant, Stellantis aurait décidé de rendre finalement cette plateforme « Small » compatible avec des moteurs hybrides 48 V. Une évolution décrite comme vaste et coûteuse, qui augmente le potentiel commercial du futur 2008… tout en prenant du temps.
Conséquence : le 2008 actuel, restylé à mi-parcours, devrait durer jusqu’à 2029, tandis que son remplaçant est annoncé sur des chaînes du groupe en Espagne.
Avant même l’arrivée du nouveau 208 (code P1H) est annoncée avec un choix entre une direction Hypesquare by wire particulière… ou un volant classique. Elle préfigurerait aussi un intérieur réinventé, dont le cousin 2008 devrait logiquement s’inspirer.
Alors que le Captur mise sur la continuité hybride et les synergies avec l’univers Clio/Symbioz, le 2008 s’oriente vers une nouvelle ère autour d’une plateforme pensée pour l’électrique, tout en s’ouvrant à l’hybride 48 V pour coller à la réalité du marché. Le prochain round s’annonce comme un vrai test : non seulement pour ces deux modèles, mais pour la manière dont les SUV urbains français vont évoluer dans les années à venir.
Le Peugeot 2008 s’est écoulé à 2 163 145 unités et le Renault Captur a séduit 2 417 387 clients.
Le Peugeot 2008 totalise 171 438 ventes en Europe, contre 137 706 pour le Renault Captur.
La plateforme STLA Small est donnée pour des véhicules de 3,70 à 4,40 m, avec des moteurs de 70 ou 125 kW et des batteries de 37 à 82 kWh, en architecture 400 V.

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