
Pionnier des SUV urbains bien avant les Peugeot 2008 et Renault Captur, le Nissan Juke a toujours joué la carte du style audacieux. La prochaine étape s’annonce encore plus radicale : une troisième génération attendue en 2027, avec une personnalité visuelle qui ne fera pas dans la demi-mesure… et un gros changement sous la carrosserie.
Dès la première mouture lancée en 2010 (code projet F15), dérivée du concept-car Nissan Qazana, le Juke s’est construit une réputation d’anticonformiste. Là où beaucoup misaient sur des lignes sages et un maximum de compromis, lui a préféré un look musclé, presque façon coupé, quitte à sacrifier des aspects pratiques comme les places arrière ou la capacité de chargement.
Le pari a clairement trouvé son public : la première génération, commercialisée de 2010 à 2019, a séduit 1,5 million de clients.
La génération actuelle, apparue en 2019, a continué dans la même direction esthétique, mais sans l’effet de surprise des débuts. Résultat : les ventes s’en ressentent, ce qui aide à comprendre pourquoi la suite est annoncée comme plus spectaculaire.
Le futur Nissan Juke III s’inspire directement d’un concept-car : l’Hyper Punk, présenté au Japan Mobility Show de Tokyo à l’automne 2023. L’idée est claire : une robe à facettes, dans l’esprit de l’origami japonais, faite pour attirer les regards et diviser les avis.
À quelques détails près (taille des jantes, présence de rétroviseurs extérieurs, et de phares au niveau du museau), la version de série est annoncée comme très proche du concept. Un look clivant, oui, mais cohérent avec l’ADN du Juke et avec ce qu’attend sa clientèle.
Au-delà de l’effet “waouh” du design, la vraie surprise vient de la motorisation : cette troisième mouture est annoncée comme 100% électrique. Nissan n’a pas encore livré de fiche technique complète, mais met déjà en avant une technologie : la V2G. Concrètement, le véhicule pourra redistribuer l’électricité stockée dans sa batterie (dont la capacité n’est pas connue officiellement) vers le réseau domestique en cas de besoin.
Autre point mentionné : la production maintenue à l’usine anglaise de Sunderland rendrait le modèle éligible au bonus (prime coup de pouce) destiné aux véhicules électriques sur le marché français.
Sur le plan technique, le nouveau Juke s’appuierait sur les Renault Mégane et Scénic E-Tech via la plateforme CMF-EV. Cette base lui permettrait aussi de grandir : l’actuel mesure 4,21 m, tandis que le prochain viserait environ 4,30 m, soit un gabarit proche de celui d’un Peugeot 2008.
Côté moteurs, le Juke Mk3 ne reprendrait pas les électromoteurs des Mégane et Scénic. Il irait plutôt chercher ceux de 120 et 150 ch des R5 et 4L électriques.
Une autre piste évoquée concerne une future déclinaison à quatre roues motrices. Comme la 4L électrique, qui bénéficierait en cours de carrière d’une variante 4x4 (esquissée par un concept R4 Savane), le Juke pourrait suivre une logique similaire.
Pour ceux qui ne veulent pas encore passer à l’électrique, Nissan conserverait la seconde génération au catalogue. Elle laisse le choix entre une motorisation essence de 114 ch et une variante hybride cumulant 143 ch.
Avec le Juke 2027, Nissan semble vouloir revenir à ce qui a fait le succès du modèle : surprendre visuellement et bousculer les habitudes, tout en basculant dans l’ère du 100% électrique grâce à une base CMF-EV. Et en gardant un “plan B” thermique/hybride via la génération actuelle, la marque se laisse le temps d’embarquer tout le monde dans la transition. La suite dira si ce pari radical relance vraiment l’icône urbain… et jusqu’où le Juke pourra pousser l’idée d’un SUV différent.
La plateforme annoncée est la CMF-EV, issue des Renault Mégane et Scénic E-Tech.
La longueur évoquée est d’environ 4,30 m, contre 4,21 m pour le modèle actuel.
Les motorisations mentionnées sont une essence de 114 ch et une version hybride cumulant 143 ch.

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