
Mercedes prépare la relève de l’EQV avec un nouveau grand van à ambition mondiale : le VLE. Objectif affiché : monter en gamme, viser les navettes haut de gamme et les flottes, sans perdre le côté pratique. Au programme dès le lancement : une offre 100% électrique, avant l’arrivée de variantes thermiques hybridées. Autonomie annoncée jusqu’à 700 km, architecture 800 V et charge rapide très puissante… sur le papier, le message est clair. Voici les premières impressions à bord, avec un focus sur la vie à bord et la maniabilité.
Le Mercedes VLE a été approché en studio près de Stuttgart, puis essayé sur un parking pour juger sa maniabilité. Côté mensurations, il affiche 5,30 m de long en version standard et jusqu’à 5,49 m en version étirée. L’empattement grimpe à 3,34 m (standard) ou 3,52 m (XL). Dans tous les cas, il mesure 1,99 m de large et sa hauteur contenue à 1,94 m lui permet l’accès à des parkings souterrains.
Le point qui change la vie en manœuvre : des roues arrière directrices. Avec un angle de braquage annoncé à 7 degrés, le diamètre de braquage tombe à 10,90 m entre trottoirs, une valeur équivalente à celle d’une Mercedes CLA pourtant bien plus courte (4,72 m). Pour simplifier encore, un assistant de stationnement peut garer le véhicule sous votre contrôle, et une marche arrière automatique sur une distance jusqu’à 150 m peut vous sortir d’un mauvais pas, par exemple après s’être engagé trop loin dans une ruelle étroite.
Sans surprise, le design s’inspire (en plus sage) du concept Vision V, avec une grande calandre au contour illuminé. Le tramage rappelle des Mercedes des années 1960 à 1980, et les projecteurs adoptent un motif en étoile désormais bien installé dans la gamme. La ligne de pavillon fuyante et l’arrière plus cintré affinent la silhouette et le distinguent d’un van purement utilitaire, plus cubique. Les flancs sont également travaillés.
On note aussi une filiation, vue de trois quarts arrière, avec le concept Mercedes GST présenté en 2002, précurseur de la Mercedes Classe R (2005-2017). Dans le détail : poignées de portes escamotables et, première sur le segment, vitres latérales des portes coulissantes qui descendent intégralement dans les flancs. À l’arrière, le VLE conserve la lunette à ouverture indépendante déjà connue sur la précédente génération de Classe V apparue en 2014.
Même si le constructeur insiste sur la montée en gamme et sur l’idée d’une nouvelle référence du segment, le VLE est présenté comme le remplaçant de l’EQV. Il repose sur une plateforme technique spécifique baptisée VAN.EA. Cette base servira ensuite aux versions thermiques du modèle, et la gamme sera complétée par une variante encore plus chic : le VLS.
Détail important : le “E” de VLE ne signifie pas électrique, mais renvoie à la Classe E pour positionner le modèle. Au-dessus, le VLS est décrit comme un alter ego de la Classe S, avec une exécution encore plus chic évoquant l’univers Maybach. En parallèle, le Classe V actuel continue sa carrière le temps que le VLE thermique hybridé arrive en remplacement. Le Mercedes VLE sera assemblé en Espagne, dans l’usine de Vitoria (nord du pays).
La plateforme VAN.EA embarque une architecture 800 volts. La batterie affichée à 115 kW de capacité est associée à une autonomie homologuée annoncée à 700 km (cycle WLTP). La charge rapide est annoncée avec une puissance supérieure à 300 kW, et Mercedes précise que le VLE peut récupérer jusqu’à 320 km d’autonomie en 15 minutes, branché.
Autre point mentionné : un convertisseur CC sera proposé en option dès le lancement, afin de pouvoir se recharger sur des bornes 400 volts.
Côté moteurs, la version la plus puissante, Mercedes VLE 400, est annoncée à 415 ch avec transmission intégrale 4Matic. L’entrée de gamme, Mercedes VLE 300, affiche 272 ch. Un complément de gamme est prévu en 2027, avec notamment une batterie de 80 kWh destinée aux VLE de base.
Praticité : avec trois rangées de sièges, la capacité d’emport annoncée est de 795 litres. Une fois les sièges retirés, le volume peut atteindre 4 078 litres.
Le VLE mise fort sur les écrans. La planche de bord regroupe sous une même dalle trois affichages : une instrumentation de 10,25 pouces (26 cm) devant le conducteur, un écran tactile central de 14 pouces (35,6 cm) et un troisième écran de 14 pouces côté passager. Cet écran passager est réservé aux finitions haut de gamme ; sur les versions de base, il est remplacé par une surface noir laqué avec motif en étoile.
S’ajoute un affichage tête haute annoncé sur une surface de 23,1 pouces (58,7 cm). La variante la plus chic reçoit en plus un écran rétractable de 31,3 pouces (79 cm), au format 32:9, avec fonction écran partagé, résolution 8K et caméra intégrée de 8 mégapixels. Lorsqu’il est rangé, il se replie dans le pavillon au-dessus des places avant.
Selon l’agencement intérieur, le Mercedes VLE peut transporter 6, 8 ou 9 passagers. Pour l’audio, 22 haut-parleurs sont annoncés. La console centrale intègre deux compartiments de recharge par induction pour smartphones, et un espace réfrigéré est logé sous l’accoudoir ; il est aussi accessible via un tiroir depuis la seconde rangée.
Entre son gabarit de grand voyageur, sa maniabilité travaillée (roues arrière directrices, aides au stationnement) et une fiche technique électrique ambitieuse (800 V, charge très puissante, autonomie annoncée jusqu’à 700 km), le Mercedes VLE affiche une vision claire du van premium moderne. Reste à voir comment ces promesses se traduiront en usage réel, mais la direction est nette : rendre l’électrique désirable et simple à vivre, même au format XXL.
Jusqu’à 700 km d’autonomie est annoncée pour le Mercedes VLE (cycle WLTP) sur les versions les plus huppées.
415 ch sont annoncés pour le Mercedes VLE 400, avec transmission intégrale 4Matic.
10,90 m entre trottoirs est annoncé pour le Mercedes VLE grâce aux roues arrière directrices (angle de 7 degrés).

De l'achat, à la revente, au financement, en passant par les derniers projets de loi automobile, Voiture Malin est la référence de l'info automobile
