
À mi-chemin entre un restylage et une vraie nouvelle génération, la Mercedes Classe S fait peau neuve. Avec une foule de détails technologiques — parfois ultra utiles, parfois juste là pour le plaisir — elle continue de jouer son rôle de vitrine du savoir-faire de la marque. Et au milieu de toutes ces nouveautés, une constante reste intacte : la qualité de finition demeure une référence.
La Classe S millésime 2026 affiche jusqu’à 50 % de pièces nouvelles : elle n’est pas totalement inédite, mais elle est clairement différente. L’avant concentre l’essentiel des évolutions, avec une calandre annoncée 20 % plus grande, couverte d’étoiles à trois branches. Petit bémol : la caméra dédiée aux aides à la conduite paraît assez grossièrement intégrée. En revanche, l’idée d’illuminer l’étoile au bout du capot fait son effet. Finement éclairée de l’intérieur, cette signature lumineuse se veut plus élégante que chez beaucoup d’autres modèles du marché. À noter : la législation européenne impose qu’un logo lumineux soit relié aux optiques, ce qui n’est pas le cas ici. Résultat, cette étoile lumineuse est réservée à certains marchés comme la Chine ou les États-Unis.
Les phares adoptent eux aussi le thème de l’étoile à trois branches, désormais devenu un marqueur sur les créations récentes de Mercedes. Ils passent à la technologie micro-LED, annoncée 40 % plus efficace que des LED classiques. Profil inchangé dans les grandes lignes, mais de nouveaux dessins de jantes apparaissent, de 19 à 21 pouces.
Côté dimensions, pas de révolution : 5,18 m pour le châssis court et 5,29 m pour la version Limousine, avec un empattement qui grimpe à 3,22 m. Bonne nouvelle pour la maniabilité : les roues arrière directrices sont de série, jusqu’à 4,5 degrés (10° en option si les jantes ne dépassent pas 20 pouces). À l’arrière, la Classe S évolue surtout via ses feux — toujours avec l’étoile en vedette — sans chambouler le reste.
Si l’extérieur reste dans la continuité, l’habitacle, lui, est nettement plus transformé. La planche de bord est métamorphosée : Mercedes cède à la tendance des écrans partout, avec l’arrivée de son « hyperscreen ». La belle applique de bois côté passager laisse place à un écran intégré dans un panneau de verre. L’effet “wahou” peut agir au début, mais ces grands écrans risquent aussi de vieillir plus vite qu’une planche de bord plus travaillée. Au moins, l’interface façon smartphone est décrite comme fluide, réactive et simple à prendre en main.
La technologie n’est pas là uniquement pour briller : elle sert aussi le confort, présenté comme le point clé d’une Classe S. Exemple volontairement gadget mais parfaitement dans le ton : les ceintures de sécurité avant peuvent être chauffantes jusqu’à 44 degrés quand le siège chauffant est activé.
Autre démonstration plus sérieuse : l’option audio Burmester 4D vise une ambiance “studio”, avec 39 haut-parleurs dans l’habitacle, 1 690 watts, et un amplificateur compatible avec l’encodage Dolby Atmos. De quoi profiter de sa musique dans des fauteuils chauffants, massants et ventilés, chacun équipé de 19 moteurs électriques.
Le vrai terrain de jeu de cette grande berline, ce sont ses places arrière — surtout dans une configuration à quatre places avec sièges First Class. La console centrale s’étire alors jusqu’entre les deux sièges arrière individuels et intègre, derrière les dossiers, un mini frigo pensé pour garder le champagne au frais.
Le passager situé à l’opposé du chauffeur peut allonger son siège, avec repose-pied escamotable. L’appuie-tête est décrit comme très moelleux, et un casque à réduction de bruit active aide à s’isoler. L’idée est simple : faire oublier qu’on est dans une voiture.
Et comme cette limousine sert aussi de bureau mobile, l’aspect productivité est prévu : tablette déployable pour poser un ordinateur, et écrans de 13 pouces utilisables pour la visioconférence via des applications comme Teams, Zoom ou Webex directement intégrées.
La finition, annoncée irréprochable à l’avant comme à l’arrière, participe à cette sensation d’être “dans autre chose” qu’une voiture ordinaire. L’isolation phonique très soignée renforce ce cocon, particulièrement agréable une fois qu’on y a goûté.
Sous le capot, la Classe S restylée conserve les moteurs déjà connus. On retrouve deux diesels : 350 d (313 ch et 650 Nm) et 450 d (367 ch et 750 Nm). Côté hybride rechargeable, il est question des 450 e (408 ch et 650 Nm cumulés) et 580 e. Cette dernière progresse, avec 585 ch cumulés (contre 510 ch auparavant) et 750 Nm.
La transmission intégrale 4MATIC est proposée en option sur certaines versions, pour apporter davantage de polyvalence. Sur d’autres marchés, la Classe S peut aussi recevoir un V8 biturbo (580 4MATIC) de 537 ch et 750 Nm. Ce V8, conçu par AMG et très retravaillé par rapport aux versions précédentes, utilise notamment un vilebrequin plat, un raffinement généralement réservé à certaines sportives.
La berline s’appuie sur une suspension pneumatique de série. En option, elle peut recevoir l’E-Active Body Control. Toujours basée sur une architecture pneumatique, cette technologie fait appel à un système 48V dédié, capable de gérer individuellement et en continu les forces d’amortissement et de ressort. L’objectif annoncé : contrôler au mieux les mouvements de roulis et de tangage.
Mercedes ne donne pas encore d’informations sur l’évolution des versions sportives AMG et ultra luxe Maybach, mais de nouvelles annonces sont attendues dans les mois à venir. Les prix ne sont pas encore révélés.
La Classe S continue en tout cas de tracer sa route : celle d’une limousine qui veut rester le repère du confort et de la technologie — et qui rappelle, au passage, que le luxe se joue souvent dans les détails.
5,18 m pour le châssis court et 5,29 m pour la version Limousine, avec un empattement de 3,22 m pour cette dernière.
Deux diesels 350 d (313 ch, 650 Nm) et 450 d (367 ch, 750 Nm), ainsi que des hybrides rechargeables 450 e (408 ch, 650 Nm cumulés) et 580 e (585 ch cumulés, 750 Nm).
La sono Burmester 4D optionnelle annonce 39 haut-parleurs, 1 690 watts de puissance et la prise en charge de l’encodage Dolby Atmos.

De l'achat, à la revente, au financement, en passant par les derniers projets de loi automobile, Voiture Malin est la référence de l'info automobile
