
Il y a dix ans, en 2015, le diesel était encore le choix numéro un de nombreux automobilistes français. Aujourd’hui, sur le marché du neuf, il ne joue plus dans la même catégorie. En 2025, les ventes ont continué de chuter, et tout indique que la tendance pourrait s’aggraver encore en 2026—entre disparition des versions diesel sur les nouveaux modèles et offre qui se réduit.
En 2015, le diesel occupait 57,22 % de part de marché en France, malgré une baisse de 4,3 % par rapport à 2014. L’essence représentait 38,56 %, l’hybride non rechargeable 2,92 % et l’électrique 0,90 %. Cette année-là, près de 1,1 million de voitures particulières diesel avaient été immatriculées.
Dix ans plus tard, en 2025, même en ajoutant les diesels avec hybridation légère ou rechargeable, les volumes sont passés sous la barre des 100 000 exemplaires. Le diesel n’a pesé au mieux que 5,93 % des immatriculations de voitures neuves en France.
En 2025, l’hybride essence non rechargeable est devenu la première force du marché, dépassant 42 % des achats (en incluant les versions à hybridation légère). L’essence tourne autour de 21 %, et l’électrique atteint un niveau record supérieur à 20 %.
Résultat : le diesel poursuit une chute entamée au moment du scandale du “dieselgate”, sur un rythme soutenu. Les ventes ont été divisées par 10 en une décennie, et elles ont même été quasiment réduites de moitié en seulement douze mois.
Sur la période, on observe un basculement net des volumes et des parts de marché. En 2015, le diesel culminait à 1 097 125 ventes (57,22 %). En 2025, il tombe à 79 402 (4,86 %). Dans le même temps, l’essence passe de 739 397 (38,56 %) à 345 232 (21,15 %). L’électrique bondit de 17 266 (0,90 %) à 326 920 (20,03 %). L’hybride essence non rechargeable grimpe de 56 030 (2,92 %) à 689 079 (42,22 %). L’hybride essence rechargeable progresse de 5 589 (0,29 %) à 106 878 (6,55 %). En 2025, on compte aussi 15 664 hybrides diesel non rechargeables (0,96 %) et 1 747 hybrides diesel rechargeables (0,11 %), des catégories qui n’étaient pas distinguées dans les statistiques de 2015.
En 2025, le diesel le plus immatriculé en France a été la Renault Clio Blue dCi avec 14 557 exemplaires. Son poursuivant direct, le Citroën C5 Aircross, est nettement derrière avec 7 052 unités. Troisième : la Peugeot 308 avec 5 801 immatriculations.
Mais il y a un twist : ni la Clio ni le C5 Aircross ne pourront reproduire ce score, car leurs nouvelles générations abandonnent totalement cette motorisation. Conséquence logique : la Peugeot 308 a de grandes chances de finir première en 2026, même si l’écart avec le reste du classement reste faible.
Lors de l’ouverture des commandes de la version restylée fin 2025, le diesel n’a pas été proposé immédiatement. Même si le BlueHDi 130 est revenu au configurateur, à partir de 35 900 € hors remises, il apparaît moins central dans la stratégie.
À équipement identique, ce moteur diesel coûte 2 500 € de plus que le 1.2 Hybrid 145 ch. Et il est aussi le seul à subir un malus écologique d’au moins 898 €.
Pour 2026, il ne serait pas surprenant de voir une Mercedes prendre la tête des ventes diesel en France. La marque place déjà trois modèles dans le top 10.
Mais la situation est mouvante : le GLA est en fin de carrière et devrait abandonner cette solution technique lors de son renouvellement. La Classe A doit, elle, prolonger sa route. Cet “honneur” pourrait donc aussi revenir au GLC, qui associe le diesel uniquement à de l’hybridation légère ou rechargeable.
Le groupe Volkswagen reste bien placé, notamment avec le Tiguan (encore récent) et surtout la Skoda Octavia (récemment restylée). En revanche, le Volkswagen T-Roc, tout juste renouvelé, renonce à ses TDI. L’offre se resserre donc encore, ce qui risque d’accélérer la chute.
Malgré tout, le gazole garde des adeptes sur le marché de l’occasion et du côté des utilitaires, ce qui suggère que l’histoire n’est pas terminée du jour au lendemain.
Le classement 2025 (en incluant les hybrides diesel rechargeables ou non) place la Renault Clio en tête avec 14 557 immatriculations, suivie du Citroën C5 Aircross (7 052) et de la Peugeot 308 (5 801). Ensuite, on retrouve Mercedes avec le GLA (5 787), la Classe A (4 257) et le GLC (3 913). La Skoda Octavia s’intercale à 3 928, tandis que le Volkswagen Tiguan est à 3 062. Le Volkswagen T-Roc atteint 2 484, et la BMW Série 1 ferme le top 10 avec 2 330.
En une décennie, la place du diesel dans le neuf en France s’est effondrée : volumes divisés par 10, parts de marché devenues marginales, et modèles phares qui abandonnent cette motorisation. Et si quelques références tiennent encore le classement, la dynamique montre surtout un marché qui tourne la page. La suite dépendra autant des choix des constructeurs que des attentes des conducteurs—et l’avenir, lui, s’écrit déjà autrement.
57,22 % en 2015 et 4,86 % en 2025.
La Renault Clio (Blue dCi) avec 14 557 immatriculations.
35 900 € hors remises.
En filigrane d’un marché qui tourne la page, une autre voie s’impose : conduire une Mercedes Classe G en LLD, avec garanties et achat à distance simplifiés. Pour des offres souples et transparentes, découvrez Joinsteer.

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