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Japanese Drift Master sur PS5 : un shoot de nostalgie drift avant Forza Horizon 6

Japanese Drift Master sur PS5 : un shoot de nostalgie drift avant Forza Horizon 6

Les fans de voitures japonaises ont connu un vrai pic de hype à l’époque des jeux de tuning des années 2000. Puis, petit à petit, les titres centrés sur cette culture se sont faits plus rares. Après une sortie sur PC, Japanese Drift Master (JDM) arrive sur PlayStation 5. Bonne surprise ou déception ? Voici un tour complet du propriétaire, en prenant la route… surtout de travers.

Japanese Drift Master : c’est quoi, au juste ?

Développé par le studio polonais Gaming Factory, JDM joue avec l’acronyme (ici Japanese Drift Master et non Japanese Domestic Market). L’idée : proposer une expérience centrée sur les voitures japonaises, le drift, et toute l’imagerie qui va avec. Et sur console, le jeu garde cette identité très « jeu de bagnoles à l’ancienne », avec ses qualités évidentes… et ses limites.

Un scénario prétexte, façon culture pop

Le point de départ est simple : on incarne un gaijin (un étranger) qui débarque au Japon pour vivre ses rêves automobiles et se mesurer aux figures locales. Difficile de ne pas penser à Tokyo Drift, et le jeu assume clairement ce clin d’œil permanent.

Les scènes qui balisent le mode carrière sont présentées sous forme de manga, avec une référence très directe à Initial D. Même certaines missions de livraison s’amusent à détourner les codes : là où le héros d’Initial D livre du tofu, celui de JDM complète ses finances en jouant les chauffeurs pour un restaurant de sushis.

Dans les faits, le récit reste secondaire et parfois maladroit : la trame sert surtout d’excuse pour enchaîner les kilomètres au volant de voitures variées, y compris via les activités secondaires.

Les séquences d'histoire de Japanese Drift Master sont présentées sous forme de manga
L’histoire est racontée via des séquences façon manga, clin d’œil assumé à la culture drift japonaise.

Une carte japonaise variée et agréable à parcourir

Bonne nouvelle : la carte est plutôt réussie et surtout variée. Le jeu met logiquement l’accent sur les routes secondaires, mais propose aussi des zones urbaines et des voies rapides, ce qui évite la monotonie.

Les routes paraissent souvent étroites (ce qui peut coller à certains coins du Japon), et le trafic reste assez léger : se faufiler entre les voitures n’a rien d’un cauchemar. Pour compléter le tableau, JDM propose aussi des circuits dédiés, dont certains évoquent des tracés officiels japonais sans les reproduire entièrement. On croise par exemple :

• “Tsugoya”, qui fait fortement penser à Tsukuba
• “Ebigo”, qui rappelle le complexe d’Ebisu, grand classique du drift
• une version revisitée de Daikoku (“Daikotsu” dans le jeu)

Faute de licences, les développeurs ont cherché le compromis : assez proche pour parler aux fans, suffisamment modifié pour rester dans les clous.

Des marques officielles… et des doubles plus ou moins déguisés

Côté garage, c’est un mélange. JDM a obtenu l’accord de quelques marques (notamment Nissan, Mazda, Honda et Subaru), mais d’autres grands noms japonais manquent à l’appel, comme Toyota ou Suzuki.

Résultat : en concession, on repère un patchwork entre des modèles existants, fidèlement reproduits, et des voitures aux noms inventés… mais au look très reconnaissable. Sur le moment, ça peut surprendre. Puis on finit généralement par l’accepter, surtout parce que les répliques sont plutôt bien réalisées.

Dans Japanese Drift Master, des modèles licenciés comme la Honda NSX côtoient des répliques inspirées de voitures célèbres
Modèles officiels et répliques se croisent dans le garage : un compromis lié aux licences disponibles.

La sélection reste correcte : près d’une trentaine de modèles japonais parmi les plus iconiques (Skyline GT-R, RX-7, Silvia, S2000, NSX, Impreza STI, réplique de Supra A80…), plus 6 voitures d’inspiration muscle car (Viper, Charger, Shelby Cobra…) via un DLC séparé.

À noter aussi une opération mise en avant autour de Hyundai : le jeu intègre le concept Insteroid, jouable lors de quelques événements spéciaux.

Drift, grip, drag : un gameplay qui demande du temps

Malgré son nom, JDM ne se limite pas au drift. On trouve également :

• des épreuves de grip (courses classiques sur route, circuit, contre-la-montre)
• quelques épreuves de dragster

La conduite, elle, est… déroutante. Il faut un vrai temps d’adaptation : la physique se veut parfois un peu réaliste (avec des techniques de drift bien connues), mais devient aussi fantaisiste, notamment avec des pertes d’adhérence ou des reprises de grip difficiles à anticiper. Gros point noir : la physique des collisions, décrite comme particulièrement imprévisible.

Le concept Hyundai Insteroid est jouable dans Japanese Drift Master lors de certains événements spéciaux
Hyundai est présent via son concept Insteroid, accessible dans des événements spécifiques.

Sur PS5, un détail fait plaisir : les gâchettes adaptatives renforcent l’immersion. La gâchette d’accélération fait sentir le patinage, et celle de freinage propose une résistance, pouvant même simuler l’ABS lors de gros freinages. L’option est désactivable, mais elle donne clairement un petit plus.

Il est aussi possible de jouer au volant, avec un support indiqué comme officiel pour la plupart des bases Logitech et Thrustmaster. Mais l’ADN du jeu reste très arcade : il ne faut pas en attendre une simulation ultra pointue.

Le vrai cœur du jeu : le tuning, très généreux

Là où JDM accroche vraiment, c’est sur la personnalisation. On peut modifier ses voitures de manière poussée, dans un esprit qui rappelle les grandes heures de certains jeux de tuning.

Au programme, beaucoup de pièces extérieures : kits carrosserie complets ou éléments à choisir pièce par pièce (pare-chocs, capots, bas de caisse, ailes, ailerons, jantes, échappement…). Beaucoup d’éléments sont spécifiques à chaque modèle, ce qui renforce l’impression d’un ensemble cohérent.

Et ce n’est pas tout : l’intérieur est aussi personnalisable, avec la possibilité de changer volant, pommeau et sièges, un niveau de détail que peu de titres proposent.

La personnalisation des voitures est très poussée dans Japanese Drift Master
La personnalisation est l’un des gros points forts : carrosserie, détails et même certains éléments d’habitacle.

En revanche, pas de marques d’équipementiers réels : inutile d’espérer des logos officiels. Beaucoup d’éléments restent toutefois des répliques très reconnaissables, notamment pour les jantes ou certaines pièces de carrosserie.

Les améliorations de performance sont également nombreuses (moteur, châssis, liaisons au sol), avec même la possibilité de régler une géométrie sur mesure pour ajuster carrossage et hauteur de caisse.

Une difficulté inégale, et un système de drift parfois frustrant

Entre missions principales, quêtes secondaires et défis via le menu principal, il est plutôt simple de gagner des crédits. De quoi se faire plaisir sur la personnalisation, et retrouver un vrai parfum nostalgique.

Mais après une dizaine d’heures, la conduite peut perdre de son attrait pour certains joueurs : environnement jugé trop inerte, trafic trop rare, et surtout une difficulté qui manque de cohérence. En mode intermédiaire, l’expérience peut passer d’épreuves très faciles à des objectifs qu’on associerait plutôt au mode le plus difficile.

Le système de points de drift n’aide pas : il récompense fortement le fait de glisser en continu, parfois au détriment de trajectoires propres et réalistes, au point que ça peut devenir absurde à faible vitesse.

Dans Japanese Drift Master, le drift est central mais il existe aussi des courses classiques et du dragster
Drift au premier plan, mais aussi courses plus classiques et quelques runs de drag.

Technique sur PS5 : du bon, mais pas irréprochable

Le portage PC vers PS5 n’est pas parfait. On note des temps de chargement fréquents et parfois de grosses chutes de framerate, signe d’une optimisation inégale. Et visuellement, le jeu n’est pas présenté comme une claque.

Malgré tout, l’ensemble garde un charme réel : un monde ouvert au Japon, beaucoup de références à la culture auto locale, un contenu assez complet pour un studio indépendant, et une proposition devenue rare autour du tuning.

Prix : une proposition accessible

Côté tarif, JDM joue la carte du budget : 35 € sur console (PS5 et Xbox). Sur PC, il est indiqué qu’on le trouve régulièrement en promotion à moins de 20 € sur Steam.

Et forcément, difficile de ne pas évoquer l’ombre de Forza Horizon 6, lui aussi situé au Japon et annoncé comme plus vaste, avec bien plus de voitures et des graphismes plus fins (mais moins de personnalisation). La comparaison directe reste délicate : JDM ne vise pas le même calibre, ni le même budget.

Conclusion

Japanese Drift Master sur PS5 n’est pas le jeu qui va redéfinir le genre : physique parfois bizarre, collisions imprévisibles, difficulté irrégulière et technique perfectible. Mais il a un vrai truc : le plaisir simple de builder une japonaise sur mesure et d’aller l’user sur des routes qui respirent la culture drift. Pour un ticket d’entrée modéré, il y a de quoi passer quelques soirées à se faire plaisir, en attendant de voir jusqu’où les prochains grands mondes ouverts automobiles pousseront l’immersion.

Foire aux Questions

Quel est le prix de Japanese Drift Master sur console ?

35 € sur console (PS5 et Xbox).

Quelles marques de voitures sont mentionnées comme présentes dans Japanese Drift Master ?

Nissan, Mazda, Honda et Subaru sont mentionnées comme ayant accordé leur confiance au jeu.

Quels types d’épreuves propose Japanese Drift Master en plus du drift ?

Des épreuves de grip (courses classiques sur route, circuit ou contre-la-montre) et quelques épreuves de dragster.

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