
Goodyear, le fabricant de pneus américain, a annoncé une vaste restructuration de ses activités en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA). Concrètement, cette stratégie doit se traduire par une suppression nette d’environ 400 emplois d’ici 2028, dans un contexte marqué par des pertes financières et un chiffre d’affaires en baisse.
Le groupe prévoit de tailler dans ses effectifs avec, à la clé, des suppressions d’emplois dans plusieurs pays. Dans une déclaration faite auprès du gendarme américain de la Bourse (SEC), Goodyear explique avoir adopté un « plan de rationalisation » en EMEA pour « améliorer sa structure de coûts ».
L’objectif affiché : faire évoluer son modèle, en menant des actions destinées à « fluidifier ses ventes et son modèle de distribution, et à simplifier ses processus ».
Le plan annoncé aura des effets directs sur l’emploi : Goodyear évoque environ 600 postes supprimés dans le monde, sans donner davantage de détails. À ce stade, il n’est donc pas précisé quels pays sont touchés, ni si la France est concernée.
En parallèle, l’entreprise prévoit la création d’environ 200 emplois « afin de soutenir l'organisation de l'entreprise ». Au total, cela correspond à une réduction nette d’environ 400 postes à l’échelle mondiale.
Interrogé par l’Agence France Presse (AFP), Goodyear n’a pas souhaité s’exprimer publiquement sur le sujet dans l’immédiat.
Ce qui est déjà connu, en revanche, c’est l’impact financier attendu de ces mesures : l’entreprise anticipe une charge totale avant impôts comprise entre 100 et 110 millions de dollars. Le détail mentionné répartit cette charge avec 25 millions en 2026, 50 millions en 2027, puis le solde en 2028 et en 2029.
À terme, le bénéfice opérationnel attendu de cette restructuration est évalué entre 35 et 40 millions de dollars en 2028, puis à environ 50 millions de dollars par an.
Le groupe rappelle son envergure : Goodyear emploie 63 000 personnes dans le monde, avec 49 sites de production répartis dans 19 pays.
Sur le plan des performances récentes, les chiffres cités montrent une dynamique compliquée : le chiffre d’affaires s’est établi à 18,28 milliards de dollars, contre 18,88 milliards l’année précédente. Et surtout, l’entreprise a enregistré une perte nette de 1,71 milliard dans le monde, après un bénéfice net de 46 millions l’année précédente.
Avec ce nouveau plan, Goodyear cherche clairement à resserrer ses coûts après une période difficile. Une logique classique dans le monde de l’entreprise : réduire la voilure aujourd’hui pour tenter de retrouver de l’air demain, même si cela met forcément l’emploi sous tension.
Entre baisse d’activité, pertes financières et réorganisation de grande ampleur, Goodyear semble vouloir reprendre le contrôle en simplifiant sa machine et en réduisant ses coûts. Reste à voir si les gains opérationnels attendus suffiront à remettre durablement l’entreprise sur une trajectoire plus solide — et si cette transformation pourra se faire sans ajouter encore plus de pression sur les équipes.
Environ 400 emplois nets devraient être supprimés d’ici 2028 (600 postes supprimés et environ 200 créations).
Une charge totale avant impôts comprise entre 100 et 110 millions de dollars, dont 25 millions en 2026, 50 millions en 2027, puis le solde en 2028 et 2029.
Entre 35 et 40 millions de dollars en 2028, puis environ 50 millions de dollars par an.

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