
La répression des fraudes observe une hausse nette, depuis 2022, du nombre de garages automobiles qui ne respectent pas les obligations légales, voire qui trompent leurs clients. Dans le même temps, les professionnels doivent composer avec des règles de plus en plus complexes. Parmi les pratiques particulièrement surveillées : la suppression du filtre à particules (FAP) et parfois du catalyseur.
La DGCCRF a les garagistes dans le viseur : l’organisme public a reçu plus de 10 000 signalements d’entreprises aux pratiques commerciales non conformes via la plateforme Signal Conso.
Une partie des enquêtes pointe des défauts d’affichage des prix. Mais les contrôles font aussi ressortir des cas plus sérieux. Il est notamment rapporté qu’en 2024, près de 40 % des 1 600 établissements contrôlés (concessionnaires automobiles, garages indépendants ou non, centres auto franchisés) ont présenté des manquements ayant entraîné des suites correctives et répressives, comme des informations de prix incomplètes ou illisibles, ou des pratiques commerciales trompeuses avec des prix facturés plus élevés que ceux annoncés.
Et la surfacturation n’est plus le seul sujet : la dépollution est devenue un point de vigilance majeur. En 2022, 30 % des garagistes contrôlés étaient épinglés pour manquement ou pratique trompeuse, soit une progression de 10 points en deux ans.
Supprimer ou condamner des éléments de dépollution n’a rien de nouveau : blocage de la vanne EGR, suppression du catalyseur ou du filtre à particules. Aujourd’hui, certains garages proposent ces opérations pour plusieurs raisons : chercher des performances, éviter des soucis, ou pratiquer en série le « défappage » sur des véhicules connus pour subir des pannes de FAP (c’est évoqué pour certains modèles diesel du groupe Stellantis).
Un filtre à particules bouché, ou qui fonctionne mal, ne remplit plus son rôle. Mais l’absence de FAP, c’est la garantie de rejeter des particules fines dangereuses pour l’Homme dans l’atmosphère basse. Après le dieselgate et la transformation du marché (le diesel ne représente plus que 3 % des ventes neuves en France), les autorités se veulent plus vigilantes.
La DGCCRF indique que les manipulations illégales sur les véhicules, comme le retrait d’un dispositif antipollution (interdit par le code de la route), tendent à se multiplier via des offres diffusées sur les réseaux sociaux. C’est aussi par ces canaux et les annonces en ligne que les autorités repèrent souvent les garages fraudeurs.
La DGCCRF relève également des cas autour de la conversion au Superéthanol (E85). Le problème mis en avant n’est pas la conversion en elle-même, mais le manque d’information transmis aux propriétaires :
Il est rappelé que de nombreux réparateurs ne communiquent pas clairement des éléments essentiels, comme la nécessité de mettre à jour le certificat d’immatriculation et d’avertir son assurance. Si votre véhicule a été modifié pour rouler à l’E85, ces deux points doivent être vérifiés.
Entre prix mal affichés, pratiques trompeuses et dérives autour de la dépollution, la réparation automobile est clairement sous surveillance. Le message est simple : les règles se durcissent, les contrôles aussi, et les manipulations illégales laissent de plus en plus de traces en ligne. À l’avenir, la transparence et la conformité risquent bien de devenir des arguments aussi importants que le tarif annoncé.
Plus de 10 000 signalements ont été reçus via la plateforme Signal Conso.
Près de 40 % des 1 600 établissements contrôlés ont présenté des manquements donnant lieu à des suites correctives et répressives.
Il faut mettre à jour le certificat d’immatriculation et avertir son assurance.
En filigrane de ces contrôles, la transparence devient un atout: pour vivre le rêve sans dérives, optez pour un leasing (LOA/LLD) d’une Porsche 911 avec garanties claires chez Joinsteer.

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