
Si tu comptes traverser l’Italie en voiture, attention : les règles se durcissent pour les véhicules diesel jugés trop anciens. Là où la France a fait machine arrière sur une grande partie de ses zones à faibles émissions, l’Italie s’apprête à renforcer ses zones à trafic limité, avec un impact potentiel massif — Italiens comme touristes.
Dans de nombreuses villes italiennes, les « ZTL » (zones à trafic limité) font déjà partie du décor. Pour les automobilistes, et surtout pour les visiteurs, ça peut vite tourner au casse-tête : restrictions d’accès, règles locales… et parfois même des péages urbains, comme à Milan pour l’hypercentre.
Mais une nouvelle étape arrive : dans le nord de l’Italie (Lombardie, Piémont, Vénétie et Émilie-Romagne), les villes de plus de 100 000 habitants vont interdire l’accès aux véhicules classés Euro 5 et antérieurs.
Cette interdiction devait entrer en vigueur plus tôt, mais elle avait été repoussée. Cette fois, la mesure est annoncée comme actée.
Au départ, l’idée visait toutes les villes de plus de 30 000 habitants dans les régions les plus exposées à la pollution atmosphérique — notamment à cause de l’industrie, d’un relief en vallées, et d’une forte densité d’habitants et de véhicules.
Pour limiter la contestation, le gouvernement a revu le périmètre : désormais, seules les communes de 100 000 habitants ou plus sont concernées. La liste mentionnée inclut notamment Milan, Bergame, Brescia, Monza, Padoue, Venise, Vérone, Vicence, Bologne, Forlì, Modène, Parme, Plaisance, Ravenne, Reggio Emilia et Rimini.
À noter : ces municipalités peuvent choisir des mesures alternatives si elles ne veulent pas appliquer une interdiction totale. Mais dans tous les cas, une action est attendue — et ça promet une mise en œuvre compliquée.
En Lombardie (dont Milan), l’interdiction de rouler s’appliquera entre 7h30 et 19h30, du lundi au vendredi. En Vénétie, la restriction sera de 8h à 18h en semaine, avec des variations saisonnières.
Au final, le message est simple : avant de viser un centre-ville du nord de l’Italie en voiture, il faudra vérifier les règles locales.
Ces restrictions combinées dans le nord de l’Italie pourraient empêcher quelque 10 millions de voitures et utilitaires légers de circuler en centre-ville. L’objectif affiché est sanitaire : réduire l’exposition des habitants aux particules fines et aux polluants émis par les véhicules les plus anciens.
L’Italie a voté le budget alloué aux aides pour le secteur automobile. L’idée est d’encourager le renouvellement du parc vers des véhicules considérés comme plus « propres ».
L’approche italienne se distingue : l’aide augmente si l’achat s’accompagne de la destruction d’un ancien véhicule thermique. L’objectif est de convertir plus directement le parc roulant.
Les bonus annoncés oscillent entre 2 000 et 20 000 €, selon le poids du véhicule : 2 000 € d’aide pour un véhicule électrique de moins de 1,5 tonne, et jusqu’à 20 000 € pour les électriques de 4,25 à 7,2 tonnes (camions, gros utilitaires).
Exemple donné : pour l’achat d’un véhicule électrique de 1,4 tonne, la prime est de 2 000 €. Si un ancien véhicule thermique est mis au rebut, 2 000 € supplémentaires s’ajoutent.
Et parce que le gaz reste très présent dans la péninsule, une aide à l’achat de 800 € est prévue pour les véhicules fonctionnant au GPL (et 400 € pour ceux au gaz naturel/méthane).
Entre restrictions renforcées dans les grandes villes du nord et aides publiques pour accélérer le renouvellement, l’Italie met clairement la pression sur les diesel anciens. Pour les automobilistes — et encore plus pour les voyageurs — la prochaine étape sera d’apprendre à composer avec des règles locales plus strictes… et de voir comment ces choix vont redessiner la mobilité urbaine dans les années à venir.
Lombardie, Piémont, Vénétie et Émilie-Romagne vont interdire l’accès aux véhicules classés Euro 5 et antérieurs dans les villes de plus de 100 000 habitants.
En Lombardie, l’interdiction s’appliquera entre 7h30 et 19h30 du lundi au vendredi, et en Vénétie elle sera de 8h à 18h en semaine avec des variations saisonnières.
Une aide à l’achat de 800 € sera accordée pour les véhicules fonctionnant au GPL.

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