Le DS 7, lancé initialement sous le nom DS 7 Crossback, n’a jamais joué les épouvantails face aux best-sellers que sont Mercedes GLC, Audi Q5 ou BMW X1/X3. Il faut dire que la marque s’est très vite recentrée sur l’Europe, faute de présence aux États-Unis ou en Chine. Dès le départ, le SUV a repris la plateforme EMP2 du groupe Stellantis, assez moderne pour embarquer des trouvailles maison comme la DS Active Scan Suspension, ce système prédictif qui lit la route pour lisser les imperfections. Positionné haut de gamme, il lui fallait bien quelques singularités pour se distinguer des Citroën plus “grand public”. Objectif: confort, image et technologies sans renier l’ADN français.
Gros diesel d’abord, puis l’hybride: la stratégie DS 7 au départ
Au lancement, l’offre du DS 7 reposait surtout sur des moteurs thermiques, avant que l’hybride rechargeable n’arrive en renfort. Les diesels ont longtemps fait la loi. Le très apprécié HDi 180 a même été l’option favorite, avant d’être retiré pour respecter des normes plus strictes. Restait alors les PureTech essence, ou l’actuel 1.5 BlueHDi dont la réputation a pris un coup: une faiblesse de chaîne de distribution au niveau des arbres à cames a fait parler d’elle. Le problème a été corrigé depuis, rassurez-vous. Dans les faits, beaucoup d’automobilistes regrettaient surtout le couple et la sobriété du 2.0, taillé pour les longs trajets au quotidien aussi.
L’inflexion décisive arrive avec les E‑Tense hybrides rechargeables, qui offrent des puissances de 225 à 360 ch et une conduite plus électrifiée au quotidien. Problème: les gros rouleurs se sont sentis oubliés, faute d’une offre diesel suffisamment costaude face aux intouchables d’outre‑Rhin. Dommage pour un modèle qui a longtemps pesé très lourd dans les ventes de la marque. Un vrai angle mort pour les fans d’autoroutes assidus.
Profiter du diesel tant qu’il existe encore sur DS 7 aujourd’hui
Malgré la montée en puissance de l’hybride, le DS 7 restylé conserve une motorisation BlueHDi au catalogue pour répondre à une demande bien réelle. Oui, on peut encore commander un DS 7 diesel, même si l’option se raréfie chez Stellantis. On se souvient d’ailleurs de l’arrêt net des ludospaces diesel, remplacés par des versions 100% électriques, alors qu’ils réalisaient l’essentiel des ventes. L’histoire pourrait se répéter. Profitez donc de cette fenêtre de tir.
Le 1.5 BlueHDi permet au DS 7 d’exister encore en diesel, mais pour une durée limitée. La suite est écrite: la prochaine génération misera sur l’électrique et sur des hybrides, avec la plateforme STLA Medium partagée notamment avec Peugeot 3008 et Citroën C5 Aircross. Objectif: mutualiser, réduire les coûts et accélérer l’électrification, tout en gardant un positionnement premium. Fin du gasoil annoncée, place aux watts, sans renier le confort, l’insonorisation et l’image qui font sa signature.
Quels prix pour le DS 7 diesel ?
Sur le marché français, l’offre diesel chic se résume donc au DS 7 animé par le “petit” 1.5 de 130 ch, livré exclusivement avec boîte automatique. Pas franchement donné: le ticket d’entrée tourne autour de 49 780 €, auxquels s’ajoutera un malus dont le montant reste à confirmer avec le prochain barème, les premières livraisons n’étant pas immédiates. Pourtant, faut-il le juger trop cher? En face, les BMW X3 20d, Mercedes GLC 180d et Audi Q5 affichent des prix de départ nettement supérieurs à 60 000 €, avec des moteurs plus puissants et un agrément mécanique supérieur. Le DS 7 n’en reste pas moins une proposition solide: fabrication soignée, qualité perçue élevée, confort abouti et équipements généreux. Bref, un SUV français premium encore très recommandable pour qui veut rouler diesel sans exploser le budget. Et avec un look qui vieillit bien, c’est loin d’être un mauvais plan.






