On pensait cette époque révolue. Pourtant, la nouvelle SAIC Z7T, un break électrique développé avec Huawei pour le marché chinois, affiche une silhouette qui rappelle très fortement une Porsche bien connue. La ressemblance est telle qu’elle surprend, surtout venant d’un grand groupe industriel comme SAIC. Une situation qui rappelle que, malgré la montée en puissance technologique des constructeurs chinois, certaines inspirations stylistiques restent… très appuyées.
Tout juste dévoilée, la SAIC Z7T est la version « shooting brake » de la berline électrique Z7. Sur le papier, il s’agit d’un modèle inédit développé conjointement par SAIC et Huawei dans le cadre de l’écosystème technologique HIMA.
Mais ce qui frappe d’abord, ce n’est pas la fiche technique. Ce sont les images officielles… et le style. Optiques très étirées, capot plongeant, ligne de toit fuyante : la Z7T évoque de façon assez évidente la Porsche Taycan Sport Turismo. Et l’impression ne s’arrête pas à quelques détails : de profil, la silhouette ressemble encore à celle de l’Allemande, jusque dans le dessin des jantes.
Pour l’instant, les informations techniques restent limitées, mais la SAIC Z7T s’inscrit clairement dans la stratégie auto de Huawei. Le véhicule devrait embarquer le système de conduite assistée Qiankun ADS 4.0, ainsi qu’un capteur LiDAR installé sur le toit.
Les médias chinois évoquent des versions propulsion et transmission intégrale, associées à des batteries de 80 ou 100 kWh.
Au-delà du design, un autre point attire l’attention : le positionnement. Le modèle devrait viser le segment des grandes berlines électriques, avec un tarif annoncé entre 220 000 et 350 000 yuans, soit environ 27 000 à 50 000 euros.
En clair, l’idée d’une grande électrique au look premium, à un niveau de prix bien plus bas que ce qu’on associe habituellement à ce type de silhouette.
Il y a une quinzaine d’années, les constructeurs chinois étaient régulièrement accusés de copier des modèles européens. Avec la montée en gamme spectaculaire de nombreuses marques, cette pratique semblait progressivement appartenir au passé.
L’apparition d’un modèle comme la SAIC Z7T rappelle pourtant que ces inspirations très appuyées n’ont pas totalement disparu, y compris chez de grands groupes industriels.
La question qui pique : pourquoi s’inspirer aussi ouvertement d’une voiture dont la dynamique commerciale est plus compliquée ? La Porsche Taycan a vu ses ventes reculer nettement ces derniers mois. En 2025, la berline électrique allemande n’a été livrée qu’à 16 339 exemplaires dans le monde, soit une baisse de 22 % sur un an.
Et la situation est encore plus délicate en Chine, un marché stratégique pour les marques premium : les ventes de Porsche y ont chuté de 26 % en 2025, sur fond de concurrence toujours plus intense face aux constructeurs locaux, notamment sur le terrain des voitures électriques. De quoi alimenter une hypothèse : quand des marques locales proposent des “sosies” beaucoup moins chers, l’équation change vite.
Avec la Z7T, SAIC et Huawei mettent sur la table un break électrique au look très familier, dopé à la techno embarquée annoncée, et surtout positionné à un tarif qui fait réfléchir. Reste à voir si ce mélange de style, de technologies et de prix va imposer un nouveau standard… ou relancer le débat sur les frontières entre inspiration et copie. Une chose est sûre : l’avenir de l’électrique se joue aussi sur le terrain des choix de design.
La SAIC Z7T évoque de façon assez évidente la Porsche Taycan Sport Turismo.
La SAIC Z7T devrait embarquer le système de conduite assistée Qiankun ADS 4.0 et un capteur LiDAR installé sur le toit.
Le prix évoqué se situe entre 220 000 et 350 000 yuans, soit environ 27 000 à 50 000 euros.

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