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Ces cônes de chantier dopés à l’IA pourraient changer la sécurité sur autoroute

Ces cônes de chantier dopés à l’IA pourraient changer la sécurité sur autoroute

On en croise tous les jours au bord des routes, au point de ne plus vraiment les voir. Pourtant, en Chine, un objet ultra-banal vient de prendre un virage futuriste : le cône de signalisation.

Imaginé aux États-Unis dans les années 1940, le cône — orange, souvent avec des bandes blanches ou réfléchissantes — s’est imposé partout dans le monde. Difficile d’imaginer qu’un outil aussi simple puisse évoluer… et pourtant. Entre intelligence artificielle, GPS, logiciels et moteurs électriques, le plot de chantier entre dans une nouvelle ère.

Des cônes robotisés pour limiter l’exposition des agents sur les voies de circulation
Des cônes robotisés peuvent réduire l’exposition des agents au trafic lors des interventions.

Du “cône de Lübeck” à la version connectée

Un cône de signalisation piloté par intelligence artificielle ? Sur le papier, ça peut sembler improbable. Pourtant, c’est exactement ce qui se met en place sur de plus en plus de routes en Chine.

Le modèle moderne du cône est inventé en 1943 aux États-Unis. Son nom exact : le cône de Lübeck. Et depuis sa forme actuelle, il a finalement très peu changé.

Petite parenthèse historique : son origine serait encore plus ancienne. Elle remonterait au Moyen Âge, dans la ville allemande de Lübeck, au nord de l’Allemagne. À l’époque, cette cité portuaire utilisait des balises en forme de cônes pour signaler les zones dangereuses et indiquer des chenaux de navigation plus sûrs.

Rendre autonome le déploiement des cônes

Le principe : enlever les humains des situations risquées

Le cône tel qu’on le connaît se diffuse d’abord aux États-Unis dans les années 1950, puis en Europe dix ans plus tard, avant de s’imposer dans le monde entier. Pour gagner en légèreté et en sécurité, il passe du métal au caoutchouc après quelques années. Jusqu’à récemment, c’était à peu près la seule grande évolution.

En Chine, l’idée est de pousser le concept plus loin : rendre autonome le déploiement des cônes.

Des bases motorisées, des roues (ou des chenilles) et du pilotage à distance

Concrètement, les cônes sont posés sur des bases motorisées. Selon les modèles, elles utilisent des roues ou des chenilles pour se déplacer sur la chaussée. Avec des balises GPS et une connexion, ils peuvent être pilotés à distance.

Et l’intelligence artificielle ajoute une couche très pratique : un groupe de cônes peut fonctionner sans que l’on doive les contrôler un par un, tout en restant alignés et équidistants.

Recharger… un plot de chantier, vraiment ?

Forcément, qui dit moteurs dit électricité, donc recharge. Et pour la première fois, des ingénieurs ont dû se poser une question très concrète : quel est le moyen le plus efficace de recharger un plot de chantier ?

La solution envisagée : installer des stations de recharge directement dans les véhicules d’entretien.

Il est aussi prévu que ces cônes puissent émettre un signal numérique pour prévenir à distance les voitures autonomes, afin d’anticiper les changements de voie sur autoroute.

Gadget ou vraie révolution sur route ?

Évidemment, le coût de ces cônes robotisés n’a rien à voir avec celui des modèles classiques. Forcément, la question de leur utilité se pose.

Pour l’instant, ils sont déployés en Chine. Et le contexte compte énormément : le pays dispose d’un parc d’environ 440 millions de voitures et d’un réseau routier en développement très rapide. Les enjeux de sécurité routière y sont donc majeurs, pour les usagers comme pour les agents d’entretien.

Un chiffre donne une idée de ce que représente le risque côté interventions : en France, en 2024, ces professionnels ont subi 143 accidents faisant 15 victimes, alors que le réseau autoroutier français est bien plus petit. L’idée est simple : si les agents n’ont plus à poser les cônes eux-mêmes, leur exposition au danger chute fortement.

Autre usage : ces cônes motorisés peuvent baliser un accident avant même l’arrivée des secours. Sur des portions d’autoroutes chinoises sous vidéosurveillance, cela peut réduire le temps d’intervention en cas d’urgence.

Reste un frein majeur : si le cône traditionnel s’est imposé aussi vite, c’est aussi parce qu’il ne coûte presque rien. Ici, la technologie a un prix — et il est donc difficile de dire si ces cônes connectés débarqueront rapidement sur nos routes.

Conclusion

Réinventer un objet aussi banal qu’un cône de chantier pouvait sembler inutile… jusqu’au moment où l’objectif devient clair : gagner de précieuses minutes et éviter de mettre des humains face au trafic. Si cette approche continue de mûrir, la signalisation routière pourrait bien devenir, elle aussi, un système intelligent à part entière.

Foire aux Questions

Quel est le nom exact du cône de signalisation mentionné dans l’article ?

Le nom exact est le cône de Lübeck.

Quel est le concept de base des cônes robotisés déployés en Chine ?

Le concept de base est de rendre autonome le déploiement des cônes.

Combien d’accidents et de victimes ont touché les agents en France en 2024, d’après le texte ?

En France en 2024, ces professionnels ont subi 143 accidents faisant 15 victimes.

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