
Alors que les prix des carburants — et surtout du gazole — frôlent ou dépassent les 2 euros le litre dans de nombreuses stations en France, une bouffée d’air pourrait arriver… mais elle risque de ne pas durer.
Une baisse d’environ 30 centimes par litre pourrait bénéficier aux clients de plusieurs enseignes de grande distribution (E.Leclerc, Système U, Intermarché, Carrefour), aussi bien sur le gazole que sur l’essence. Mais un avertissement accompagne cette annonce : tant que le conflit au Moyen-Orient se poursuit, les prix pourraient continuer à beaucoup bouger.
L’annonce évoque une baisse pouvant aller jusqu’à trente centimes par litre d’ici ce week-end. Elle se ferait progressivement, au rythme des ravitaillements :
• d’abord 23 centimes, puis • 7 centimes supplémentaires dans un second temps.
Le carburant qui profiterait le plus de cette baisse serait le gazole. Et c’est aussi celui qui a le plus augmenté récemment.
Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, des industriels ont anticipé d’éventuelles pénuries, ce qui a contribué à pousser les tarifs à la hausse.
Au moment où ces éléments sont rapportés, le Brent est indiqué à 92 dollars, contre 72 dollars avant les premières frappes américaines.
Le dirigeant d’E.Leclerc a directement mis en cause des raffineurs comme TotalEnergies et Esso, en leur reprochant d’avoir répercuté trop vite la hausse des cours.
Interrogé sur la responsabilité des acteurs dans l’envolée des prix, le ministre chargé des Transports Philippe Tabarot a déclaré :
« Il y a 5 à 10 % des distributeurs qui posent problème. C'est donc une question avec les raffineurs, et notamment sur la marge brute. Il n’y a pas cinquante possibilités : si ce ne sont pas les distributeurs, il est possible que ce soient les raffineurs qui soient responsables de l’envolée des prix. »
Michel-Édouard Leclerc attribue la baisse à venir à une négociation collective menée par son entreprise avec Système U auprès des fournisseurs.
Il résume ainsi l’approche :
« On a mis la pression sur les fournisseurs ».
Point clé : la baisse pourrait ne durer que quelques jours. Tant que le conflit ne sera pas réglé, les prix pourraient continuer de fortement varier.
Dans ses déclarations, Michel-Édouard Leclerc se place du côté des automobilistes, évoquant notamment les salariés qui viennent travailler en voiture et font le plein dans leur centre.
Mais le mouvement des prix du pétrole apporte une autre lecture : le Brent a atteint un pic (près de 115 dollars) avant de revenir progressivement à des niveaux proches de ceux observés quelques jours auparavant. Des annonces de Donald Trump sur la possibilité d’une fin rapide du conflit auraient rassuré des investisseurs. Malgré cela, les prix moyens à la pompe continuent de monter.
Les stations ont tendance à baisser leurs prix plus lentement qu’elles ne les augmentent. Dans ce contexte, un recul suivant le cours du pétrole était attendu, indépendamment des négociations entre distributeurs (grandes surfaces) et raffineries.
Le texte évoque aussi que le gouvernement n’a pas choisi de réduire, même temporairement, les taxes, et a préféré lancer des contrôles dans 500 stations.
Une baisse jusqu’à 30 centimes peut soulager rapidement, surtout quand le litre flirte avec des sommets. Mais si la géopolitique continue d’agiter les marchés, cette parenthèse pourrait se refermer aussi vite qu’elle s’ouvre.
Jusqu’à trente centimes par litre, avec 23 centimes puis 7 centimes supplémentaires dans un second temps.
92 dollars, contre 72 dollars avant les premières frappes américaines.
« Il y a 5 à 10 % des distributeurs qui posent problème. »

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