
Quand le prix du carburant grimpe sans prévenir, acheter un véhicule thermique neuf peut vite ressembler à un pari risqué. En Australie, où le litre est passé d’environ 1,60 dollar en moyenne à 2,23 dollars, la hausse s’accompagne aussi de pénuries de plus en plus fréquentes. Dans ce contexte, Ford a dégainé une idée très concrète pour rassurer et convaincre : offrir du carburant au moment de l’achat.
Pour tenter de maintenir les ventes de ses Ford Ranger et Everest en Australie, Ford a mis en place une offre simple à comprendre : à l’achat d’un véhicule neuf éligible, la marque fournit une carte prépayée avec 4 000 dollars dessus, destinée au carburant.
L’idée arrive alors que le pays subit, comme ailleurs, une période tendue : hausse des prix et inquiétudes autour d’éventuelles pénuries. Et ce n’est pas anodin, car les deux modèles concernés — un pick-up (Ranger) et un grand SUV (Everest) — partagent la même plateforme et ne sont pas spécialement connus pour être des champions de la sobriété à la pompe.
Avant même cette carte carburant, Ford a déjà musclé sa stratégie sur le Ranger : de grosses baisses de tarifs ont été opérées sur de nombreuses versions. Certaines ont vu leur prix chuter de près de 20 000 dollars australiens.
La gamme a aussi vu apparaître une version hybride rechargeable, présentée comme plus économe. Et pour pousser encore plus loin, Ford a ajouté une réduction de 1 000 AU$ destinée aux agriculteurs sur plusieurs déclinaisons : Ranger, Ranger Super Duty et Ranger Hybrid.
Parce que, dans la vraie vie, le nerf de la guerre reste le coût d’utilisation, Ford mise sur une incitation directe : 4 000 dollars de carburant via une carte préchargée pour l’achat d’un Ford Ranger pick-up ou de son dérivé SUV Everest.
Sur place, l’essence est annoncée à 2,23 dollars le litre en moyenne (environ 1,33 €). C’est moins qu’en France, mais cela représente tout de même une hausse de 40 % par rapport aux prix d’avant le conflit au Moyen-Orient.
Autre point qui complique tout : les craintes de hausse et de pénurie ont déclenché des achats massifs par panique, ce qui a contribué — au moins en partie — à créer ces pénuries et à alimenter la hausse des prix. Dans ce contexte, l’offre de Ford peut sembler particulièrement séduisante… à condition d’entrer dans les cases.
L’offre est réservée aux Ranger et Everest. Elle vise également uniquement les véhicules en stock : elle s’applique sur une période limitée, du 1er avril jusqu’à épuisement des véhicules concernés.
Une fois le véhicule éligible acheté, le client dispose de trois mois pour réclamer sa carte auprès de Ford. Une fois reçue, la Mastercard prépayée est utilisable dans plus de 22 000 points de vente à travers le pays.
Pour obtenir la carte, il faut disposer d’un numéro de portable et d’une adresse e-mail. La carte est envoyée sous deux semaines. Et ensuite, l’utilisateur a trois ans pour dépenser ses 4 000 $ de carburant.
Dernier détail qui change tout : la carte est uniquement dématérialisée et impose l’usage d’un smartphone via Apple Pay ou Google Pay.
Avec cette carte carburant prépayée, Ford répond frontalement au frein numéro un du moment : la peur de nourrir un véhicule thermique quand les prix s’emballent et que l’approvisionnement inquiète. Reste à voir si ce type d’idée, très “usage” et très immédiate, inspirera d’autres constructeurs — et si l’avenir de la vente de thermiques passera plus souvent par ce genre de coups de pouce concrets.
Ford offre 4 000 dollars de carburant via une carte prépayée pour l’achat d’un Ford Ranger pick-up ou d’un Ford Everest.
Le prix moyen de l’essence indiqué est de 2,23 dollars le litre (environ 1,33 €).
L’utilisateur a trois ans pour dépenser ses 4 000 $ d’essence.

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