
Canicule et pic d’ozone : la circulation différenciée est activée dans plusieurs grandes villes de France. Vignette Crit’Air obligatoire, baisse des limitations de vitesse, amendes et zones interdites… Voici les restrictions en vigueur et la liste des agglomérations concernées pour éviter de mauvaises surprises lors de vos déplacements.
La France étouffe sous une chape de plomb. Avec près de 50 départements placés en vigilance rouge et des thermomètres qui s’affolent, le secteur automobile se retrouve, comme souvent dans ce genre d’épisode climatique, en première ligne des variables d’ajustement des pouvoirs publics.
Sous l’effet conjugué de l’ensoleillement maximal et des émissions de dioxyde d’azote, les seuils d’alerte à la pollution à l’ozone ont été dépassés dans la quasi-totalité des grandes agglomérations de l’Hexagone. La réponse des autorités préfectorales n’a pas tardé : le déclenchement immédiat de la circulation différenciée. Une mesure contraignante pour des millions de conducteurs, mais jugée indispensable pour la santé publique.
Pour les usagers de la route, l’équation redevient vite prise de tête : les préfectures activent les Zones à Faibles Émissions (ZFE) en mode “urgence”. Le principe reste le même : le droit de circuler dépend de l’âge et de la motorisation de votre véhicule, via la vignette Crit’Air apposée sur le pare-brise.
Dans les faits, les véhicules considérés comme les plus émetteurs — souvent les Crit’Air 3, 4, 5 et les non-classés — peuvent être bannis des centres-villes et des grands axes périphériques durant les tranches horaires les plus chaudes (souvent de 5h30 à 20h00). Les modèles essence d’avant 2006 et les diesels d’avant 2011 font notamment la douloureuse expérience de cette exclusion.
Au-delà des interdictions, les gestionnaires de voirie peuvent appliquer la baisse des limitations de vitesse. Sur autoroutes et voies rapides urbaines, la vitesse maximale peut être abaissée de 20 km/h (par exemple de 130 à 110 km/h, ou de 110 à 90 km/h). L’objectif : réduire l’effort des moteurs et lisser le trafic pour éviter l’effet “accordéon”, particulièrement énergivore et générateur de particules fines de freinage.
Sur le terrain, les forces de l’ordre, appuyées par des dispositifs de lecture automatisée des plaques dans certaines métropoles, peuvent contrôler les flux. L’amende forfaitaire est de 68 € et peut monter jusqu’à 135 € pour les poids lourds.
Quand la canicule dope la pollution à l’ozone, les règles de circulation peuvent changer très vite d’une métropole à l’autre : vignette Crit’Air, périmètres ZFE d’urgence, vitesses réduites et contrôles renforcés. Garder un œil sur les consignes locales avant de prendre le volant, c’est éviter l’amende… et participer à un air un peu plus respirable. La mobilité de demain se jouera aussi dans ces choix collectifs, surtout quand la météo devient extrême.
L’amende peut aller jusqu’à 135 € (notamment pour les poids lourds), alors que l’amende forfaitaire est de 68 €.
Seules les vignettes Crit’Air 0, 1 et 2 sont autorisées ; les Crit’Air 3, 4, 5 et non-classés sont interdits.
Une réduction de la vitesse de 20 km/h peut être imposée sur les axes rapides (par exemple de 130 à 110 km/h, ou de 110 à 90 km/h).

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