
Pendant que BYD enchaîne les nouveaux modèles, la marque continue aussi de pousser son terrain de jeu historique : les batteries. Après une borne de 1 000 kW déjà mise en service, le constructeur annonce encore plus fort avec un chargeur de 1 500 kW, pensé pour exploiter au maximum une nouvelle batterie : la Blade 2.0.
À première vue, une station capable d’envoyer jusqu’à 1 500 kW peut sembler « trop » puissante : aujourd’hui, aucun véhicule grand public n’est réellement connu pour encaisser ce niveau. Mais l’idée de BYD est simple : la marque ne présente pas seulement la borne, elle annonce aussi la batterie conçue pour fonctionner avec.
Le chargeur Flash est présenté comme extrêmement rapide. BYD affirme qu’il délivrerait les mêmes performances quelle que soit la température. Il aurait été testé à −30 °C, sans impact sur la puissance de recharge.
Le déploiement est déjà bien avancé : 4 239 bornes étaient annoncées en service en Chine au moment de la présentation officielle. L’objectif affiché est d’atteindre 20 000 bornes d’ici la fin de l’année.
Autre particularité : ces stations fonctionnement elles-mêmes sur batteries. Elles servent à la fois de réserve d’énergie (pour éviter de saturer le réseau en cas de forte demande) et d’amplificateur de puissance pour atteindre les chiffres annoncés.
Côté design et usage, elles sont reconnaissables à leur forme de T bleu et disposent de câbles de recharge suspendus et coulissants d’un bout à l’autre du T, pour faciliter l’accès quel que soit le véhicule ou la manière dont il est garé.
La batterie Blade 2.0 est annoncée comme encore plus impressionnante. Elle reste sur une base lithium-fer-phosphate, mais avec des évolutions sur la cathode, l’électrolyte et l’anode.
L’anode (l’électrode négative) profite d’une résistance moindre, ce qui améliore la vitesse de recharge. La densité énergétique globale progresse aussi de 5 % par rapport à la Blade 1.0.
BYD donne plusieurs exemples concrets. Sur un chargeur Flash de 1 500 kW, la Blade 2.0 pourrait passer de 20 à 97 % en 12 minutes, ou de 20 à 70 % en 5 minutes. Et avec un chargeur annoncé comme encore plus performant, elle pourrait même passer de 10 à 97 % en 9 minutes.
BYD annonce une autonomie de plus de 1 000 km. Prudence toutefois : l’autonomie dépendra du véhicule qui embarque la batterie et des conditions de roulage.
Autre point clé : cette valeur est calculée selon le cycle d’homologation chinois CLTC, réputé plus optimiste que la norme WLTP utilisée en Europe.
Le premier véhicule compatible avec la puissance du chargeur Flash et équipé de la batterie Blade 2.0 ne serait pas une BYD. Cette première reviendrait à la Z9GT, un modèle de Denza, la marque premium liée à BYD. Denza est d’ailleurs attendue à terme sur le marché européen. BYD annonce déjà d’autres informations à venir dans les prochaines semaines.
Entre une borne Flash annoncée à 1 500 kW et une batterie Blade 2.0 pensée pour suivre le rythme, BYD pousse clairement l’expérience recharge vers quelque chose de plus proche d’un arrêt-minute que d’une longue pause. Si ces promesses se confirment dans les véhicules et les usages, la recharge ultra-rapide pourrait bien changer la façon dont on pense les trajets électriques demain.
La borne Flash de BYD peut délivrer jusqu’à 1 500 kW.
La batterie Blade 2.0 peut passer de 20 à 97 % en 12 minutes sur un chargeur Flash de 1 500 kW.
4 239 bornes étaient annoncées en fonction en Chine lors de la présentation officielle.

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