
Près de cinquante ans après la création de l’entreprise en 1977, un cap symbolique est franchi : Brabus lance la production de son propre grand coupé. Un rêve porté dès l’origine par Bodo Buschmann, le fondateur, et qui prend ici la forme d’un hommage : la Brabus Bodo. L’idée est claire : un style spectaculaire, et une mécanique qui tient toutes ses promesses.
En résumé : la Brabus Bodo est un coupé 2+2 dérivé de l’Aston Martin Vanquish, animé par un V12 5,2 L biturbo de 1 000 ch et 1 200 Nm, sans aucune hybridation. Elle abat le 0 à 100 km/h en 3,0 s et sa vitesse de pointe est limitée électroniquement à 360 km/h. Elle porte le prénom de Bodo Buschmann, fondateur de Brabus en 1977, disparu en 2018.
Connue pour ses préparations allemandes aussi soignées qu’extravagantes, Brabus rejoint désormais le club des marques qui ne se contentent plus de transformer des modèles existants : la firme présente la Bodo, un coupé 2+2 annoncé comme très exclusif. Depuis 1977, Bodo Buschmann nourrit l’ambition de construire une voiture complète sous son propre nom. Il aura fallu presque 50 ans pour voir ce projet aboutir.
Le fondateur, décédé en 2018, n’est plus là pour voir ce modèle prendre vie, mais l’esprit de ce projet-hommage est assumé : faire une auto qui marque autant par la silhouette que par la fiche technique.
La Bodo joue à fond la carte du grand coupé long, large et bas. Le premier exemplaire dévoilé est habillé de noir, ce qui renforce son côté dramatique et lui donne des airs de “Batmobile”. Dans cet ensemble plutôt élégant, la calandre massive ressort comme l’un des éléments les plus “brutaux” visuellement.
Et pourtant, la voiture n’est pas née d’une feuille blanche : la Bodo est basée sur une Aston Martin Vanquish, déjà réputée pour ses proportions. Brabus a toutefois musclé l’ensemble : l’avant devient plus anguleux, avec d’énormes entrées d’air. À l’arrière, le dessin se fait carrément sculptural, avec une lunette qui se prolonge dans un creux de carrosserie intégrant un spoiler. La signature lumineuse fine surplombe une large zone ajourée, elle-même au-dessus de quatre sorties d’échappement carrées. Seuls le profil et la forme du vitrage trahissent les origines britanniques de la base.
Le message est limpide : le style n’est pas là pour masquer une fiche technique timide. Même si la Vanquish qui sert de base est déjà très bien dotée, Brabus revendique son ADN de préparateur. Ici, pas de moteur électrique pour venir “aider” : la Bodo reste 100% thermique.
Le V12 5,2 L biturbo annonce 1 000 ch et 1 200 Nm, avec un couple disponible sur une large plage comprise entre 2 900 et 5 000 tr/min. Un écart assumé face à la Vanquish : +165 ch et +200 Nm.
Avec de tels chiffres, les performances suivent : 0 à 100 km/h en 3,0 s, 0 à 200 km/h en 8,5 s et 0 à 300 km/h en 23,9 s. Et pour ceux qui se demandent jusqu’où ça va : la vitesse de pointe est limitée électroniquement à 360 km/h.
Toutes les données annoncées pour la Brabus Bodo, rassemblées dans un tableau unique.
| Caractéristique | Brabus Bodo |
|---|---|
| Type de carrosserie | Grand coupé 2+2 |
| Base technique | Aston Martin Vanquish |
| Moteur | V12 5,2 L biturbo |
| Hybridation | Aucune, 100 % thermique |
| Puissance | 1 000 ch |
| Couple | 1 200 Nm |
| Plage de couple | 2 900 à 5 000 tr/min |
| Écart face à la Vanquish | +165 ch et +200 Nm |
| 0 à 100 km/h | 3,0 s |
| 0 à 200 km/h | 8,5 s |
| 0 à 300 km/h | 23,9 s |
| Vitesse de pointe | 360 km/h, limitée électroniquement |
| Multimédia | Apple CarPlay Ultra |
| Prix | Non communiqué à ce stade |
La Bodo gagne 165 ch et 200 Nm sur la Vanquish qui lui sert de base. C’est l’écart brut, et il place le coupé au-delà de la barre des 1 000 ch et des 1 200 Nm — un territoire que peu de V12 de série atteignent, et encore moins sans la moindre assistance électrique.
Mais la transformation ne s’arrête pas à la mécanique. Brabus redessine l’avant, plus anguleux, avec de très larges entrées d’air, et retravaille entièrement l’arrière : lunette prolongée dans un creux de carrosserie intégrant un spoiler, signature lumineuse fine, large zone ajourée et quatre sorties d’échappement carrées. Seuls le profil et la forme du vitrage laissent deviner l’origine britannique. Pour qui préfère la version d’origine, l’Aston Martin Vanquish est accessible en leasing.
Cette logique du V12 poussé à l’extrême traverse toute l’automobile d’exception, du mythe entretenu autour de la supposée hypercar V12 manuelle attribuée à Lewis Hamilton jusqu’aux séries uniques comme la Ferrari Daytona SP3 « 599 + 1 » vendue aux enchères pour une bonne cause.
La Bodo reprend aussi un élément peu courant sur une voiture de production : Apple CarPlay Ultra, comme le modèle dont elle dérive.
Avec la Bodo, Brabus ne se contente plus de réinterpréter des voitures existantes : la marque pose un jalon fort, à mi-chemin entre hommage, démonstration de puissance et affirmation de statut. Si ce premier modèle “maison” donne le ton, la suite pourrait bien redéfinir ce qu’on attend d’un constructeur né de la préparation.
Le moteur de la Brabus Bodo est un V12 5,2 L biturbo, sans soutien d’un moteur électrique.
La Brabus Bodo annonce 0 à 100 km/h en 3 secondes, 0 à 200 km/h en 8,5 s et 0 à 300 km/h en 23,9 s.
La vitesse de pointe de la Brabus Bodo est limitée électroniquement à 360 km/h.
Aucun tarif public n’accompagne la présentation de la Brabus Bodo. S’agissant d’un coupé annoncé comme très exclusif et dérivé d’une Aston Martin Vanquish, le positionnement se situe sans ambiguïté dans le haut du marché, mais le montant exact reste à confirmer auprès de Brabus.
La Brabus Bodo repose sur une Aston Martin Vanquish. Brabus en conserve le profil et la forme du vitrage, mais redessine l’avant et l’arrière, et pousse le V12 5,2 L biturbo à 1 000 ch et 1 200 Nm, soit 165 ch et 200 Nm de plus que la Vanquish d’origine.
Bodo Buschmann est le fondateur de Brabus, entreprise créée en 1977. Il nourrissait depuis l’origine l’ambition de construire une voiture complète sous son propre nom. Décédé en 2018, il n’aura pas vu aboutir ce projet : la Bodo, présentée près de cinquante ans après la fondation de la marque, lui rend hommage jusque dans son nom.
Non. La Brabus Bodo est 100 % thermique : aucun moteur électrique ne vient assister le V12 5,2 L biturbo. C’est un choix assumé par Brabus, à contre-courant de la quasi-totalité des supercars contemporaines de puissance comparable.

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