
La limousine allemande connaît l’un des plus gros restylages de son histoire et revient plus technologique que jamais pour répondre à la nouvelle Mercedes Classe S. Son style restera un vrai sujet de débat, mais difficile de lui reprocher de ne pas chouchouter ses passagers — surtout ceux du deuxième rang.
Depuis la génération e38, la BMW Série 7 n’a plus vraiment mis tout le monde d’accord côté look. Et ce restylage de la génération actuelle (nom de code G70) ne cherche clairement pas à calmer le jeu : l’auto n’est pas devenue plus discrète, loin de là.
À l’avant, la signature lumineuse reste très fine (avec un effet « crystal » en option) et les blocs optiques restent séparés. Mais ils passent désormais à la verticale et s’intègrent dans les côtés d’un bouclier entièrement redessiné. La calandre, toujours plus imposante et plus haute, peut encore s’illuminer sur son contour, ce qui renforce encore la sensation de face avant massive.
On est à l’opposé de la relative finesse introduite sur les modèles intermédiaires Neue Klasse. Le capot devient plus nervuré qu’avant, tandis que les flancs évoluent peu. Les dimensions, elles, restent franchement démesurées : 5,40 m de long pour 1,95 m de large.
À l’arrière, les feux sont entièrement nouveaux et s’étirent sur quasiment toute la largeur du véhicule. Le pare-chocs, lui, se veut plus simple qu’auparavant.
Le restylage met aussi l’accent sur la personnalisation. En plus des nombreuses teintes disponibles, il devient possible d’opter pour une carrosserie bi-ton combinant une peinture mate et une peinture brillante.
Autre nouveauté : pour la première fois, BMW propose en série des jantes de 20 à 22 pouces sur sa limousine, histoire d’accorder les roues à la stature de l’engin.
Ouvrir les portières (avec une ouverture possible à distance via la clé) révèle un intérieur largement remanié, annoncé comme très inspiré des i3 et iX3.
On y trouve notamment le Panoramic Display : un bandeau d’affichage projeté en bas du pare-brise, qui sert de combiné d’instrumentation personnalisable via des widgets. Le volant adopte aussi un style très inhabituel, avec des branches verticales.
La planche de bord accueille deux écrans : un écran central de 17,9 pouces et un second écran de 14,6 pouces à droite.
BMW adopte également la tendance de l’écran devant le siège passager avant, un choix que certains jugeront gadget, et qui limite aussi la liberté de style de l’habitacle. Ici, la principale « fantaisie » vient du fait que les deux écrans sont installés en biais. En revanche, un point devrait faire consensus : les matériaux sont annoncés de très bonne facture.
Dans une limousine, tout se joue (aussi) à l’arrière. Et ici, BMW met clairement le paquet. L’option Executive Lounge est présentée comme incontournable : elle transforme le siège arrière droit en chaise longue via un simple bouton.
Bonus concret : le siège avant droit peut avancer de 11 cm, pour permettre au passager arrière droit d’étendre ses jambes.
Ensuite, chacun choisit son programme : se laisser bercer par les massages, profiter d’une sono Bowers & Wilkins à 36 haut-parleurs compatible Dolby Atmos, ou lancer sa série sur un écran géant.
Car oui : un écran de 31,3 pouces descend du plafond « comme par magie ». Il peut afficher jusqu’à une résolution 8K et intègre désormais une caméra pour les visioconférences. L’idée est claire : cette voiture vise aussi les dirigeants et grands patrons, pas seulement les particuliers en quête de luxe.
Sur le plan technique, la BMW Série 7 G70 restylée va plus loin dans l’électrification. En France, elle abandonne complètement les motorisations thermiques pour se concentrer sur l’hybride rechargeable et l’électrique.
Dans d’autres pays, il restera possible d’avoir accès à des six-cylindres : essence 735 (286 ch) et 740 (400 ch), ainsi qu’un six-en-ligne diesel 740d (313 ch). Mais pas en France.
Pour les clients français, le choix se fait entre deux versions :
i7 50 xDrive : 455 ch et 660 Nm de couple cumulés.
i7 60 xDrive : 544 ch et 745 Nm de couple cumulés.
La i7 M70 de 680 ch et 1 015 Nm n’est pas proposée en France.
Sur ces versions électriques, la batterie passe à 112,5 kWh de capacité nette (contre 101,7 avant restylage). La puissance de charge grimpe à 250 kW (au lieu de 195).
Les i7 utilisent désormais des cellules de batterie inaugurées par l’iX3, mais conservent des moteurs d’ancienne génération, optimisés. BMW annonce un gain d’autonomie : la 50 xDrive revendique jusqu’à 728 km WLTP, tandis que la 60 xDrive annonce jusqu’à 727 km WLTP.
Côté hybride rechargeable, la base thermique est identique : un six-cylindres 3.0 turbo essence. Deux variantes sont évoquées :
750e xDrive : le moteur thermique développe 313 ch, pour un total de 489 ch et 700 Nm cumulés avec l’électrique.
760e xDrive : le six-cylindres atteint 426 ch à lui seul ; la puissance combinée avec l’électrique grimpe à 612 ch et 800 Nm.
De quoi transformer une limousine en sprinteuse sur le papier. Au lancement, seules les deux versions électriques sont annoncées comme produites en premier.
La BMW Série 7 restylée assume son gabarit hors norme et son design clivant, tout en poussant encore plus loin l’ambiance high-tech et le confort des places arrière. En France, le message est clair : l’avenir de cette grande limousine passe par l’électrique et l’hybride rechargeable — et par une expérience à bord pensée comme un vrai espace de vie. La suite logique ? Voir jusqu’où ce niveau de techno et de confort peut encore monter dans les prochaines évolutions.
La BMW Série 7 restylée mesure 5,40 m de long pour 1,95 m de large.
En France, la BMW Série 7 restylée est proposée en i7 50 xDrive (455 ch, 660 Nm) et i7 60 xDrive (544 ch, 745 Nm).
La BMW i7 restylée reçoit une batterie de 112,5 kWh de capacité nette et une puissance de charge portée à 250 kW.

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