
Chez Audi, ce n’est pas seulement la limousine A8 qui s’efface. À l’autre bout de la gamme, la marque a tout simplement fermé les carnets de commande de ses deux modèles les plus accessibles en France : la citadine A1 et le petit SUV Q2.
Concrètement, il reste possible d’en acheter, mais uniquement via des véhicules déjà en stock dans le réseau. Résultat : comme dans les années 1990, l’A3 redevient le modèle le plus abordable du constructeur, et cette situation pourrait durer plusieurs mois, voire plusieurs années.
Ces derniers mois, Audi a enchaîné les nouveautés, mais plusieurs modèles ont aussi quitté la scène ou s’apprêtent à le faire. La disparition de l’A8 devrait avoir un impact limité en France, ses ventes y étant devenues anecdotiques.
La fin des commandes des A1 et Q2 risque en revanche de peser davantage sur le réseau. La citadine a encore séduit 8 640 clients en France, soit environ +7,5 % par rapport à 2024. De son côté, malgré une baisse de 33,04 %, le Q2 a trouvé 3 618 amateurs. C’est davantage que les A5 et Q5, pourtant renouvelées l’année dernière.
Avec des scores pourtant honorables, il ne faut pas s’attendre à un remplacement rapide de l’A1 et du Q2. L’A1 devrait bien avoir une vraie succession, et même un virage total : elle est annoncée en 100 % électrique. Mais cette troisième génération n’est pas attendue avant fin 2027, dans le meilleur des cas.
En attendant, pour l’A1 comme pour le Q2, il faudra se tourner vers les exemplaires déjà présents en stock dans le réseau.
Et si vous tenez absolument à configurer votre voiture comme vous l’entendez, la porte d’entrée devient désormais l’A3. Son prix de départ est annoncé à 35 320 €. En revanche, cette compacte commence à accuser le poids des années, puisque l’arrivée de sa prochaine génération a été repoussée. Pour lui redonner un second souffle, Audi prévoit un deuxième restylage à l’automne, avec de gros changements à bord, notamment dans l’habitacle.
À la même période, une autre nouveauté est censée compenser partiellement la sortie de route des A1 et Q2 : la future A2 e-tron, dont l’appellation a été confirmée récemment.
Son nom fait écho à une ancienne citadine au design très original, qui avait précédé l’A1 sans rencontrer le même succès. Mais cette fois, même si la silhouette monovolume est évoquée, le véhicule se rapprocherait plutôt d’une berline compacte.
Malgré un gabarit légèrement inférieur à celui de l’A3, cette A2 e-tron resterait donc trop encombrante pour certains clients. Et elle ne viserait pas non plus le prix plancher : elle serait logiquement plus chère que ses cousines Volkswagen ID.3 Neo et Cupra Born. Le tarif de base est ainsi estimé proche de 40 000 €. Même si la « prime coup de pouce » est mentionnée comme un levier possible pour alléger la facture, l’addition resterait au-dessus des versions les plus accessibles de l’A1, qui démarraient sous les 30 000 €.
En stoppant les commandes de l’A1 et du Q2, Audi referme un chapitre très concret pour ceux qui cherchaient l’accès le plus simple à la marque. À court terme, le choix passera par le stock ou par l’A3, redevenue l’entrée de gamme. Et à moyen terme, l’électrification rebattre les cartes avec une future A1 électrique et l’arrivée annoncée d’une A2 e-tron. La suite s’écrit maintenant : plus électrique, plus chère aussi, mais pleine de nouvelles promesses.
Les carnets de commande de l’Audi A1 et de l’Audi Q2 sont fermés en France.
L’Audi A3 redevient la moins chère des Audi et elle est disponible à partir de 35 320 €.
La troisième génération de l’Audi A1, annoncée comme 100 % électrique, n’est pas attendue avant fin 2027, dans le meilleur des cas.

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