
Pendant que BMW et Mercedes accélèrent fort sur l’électrique avec de nouveaux SUV et des berlines de cœur de gamme, Audi avance à son rythme. La marque aux anneaux prévoit tout de même 7 nouveautés sur l’année, mais son calendrier reste un exercice d’équilibriste : difficile de couvrir tous les segments à la fois quand on passe d’une future citadine électrique à un grand SUV XXL.
Dans ce programme, un point ressort : Audi veut étoffer son offre, des modèles électrifiés d’accès à la gamme jusqu’à un nouveau vaisseau amiral. Et en parallèle, deux électriques très attendues ne débarqueront pas tout de suite.
Au menu, la marque premium du groupe Volkswagen prévoit de lancer sept nouveaux modèles. Le spectre est large : l’A2 e-tron jouera l’entrée de gamme électrique, tandis que le Q9 viendra coiffer la gamme SUV — et même la gamme tout court depuis l’arrêt de l’A8.
Sous les Audi Q4 e-tron et Q4 Sportback e-tron fraîchement restylés, l’A2 e-tron prendra le rôle d’entrée de gamme sur batterie. Ce modèle dérive étroitement de la Volkswagen ID.3. Il est annoncé qu’il fera sa première apparition publique lors du Mondial de l’Auto à Paris, à l’automne.
Autre dossier, mais cette fois réservé à la Chine : l’AUDI E7X (écrit en lettres capitales). Il s’agit d’un SUV développé avec la coentreprise locale SAIC. Reprenant la motorisation et les codes esthétiques de l’E5 Sportback local, il est donné pour 670 chevaux et une architecture 900 volts.
Au chapitre des sportives, l’Audi RS5 est annoncée avec une motorisation hybride reposant sur un moteur V6 turbo, pour une puissance cumulée de 639 ch. Le texte précise que cette configuration lui permettrait d’échapper au malus. Elle est prévue en berline comme en break.
Côté SUV, le Q5 profiterait de cet arsenal et proposerait, pour la première fois de son histoire, une version RS.
Plus haut dans la hiérarchie, l’Audi RS6 reprendrait la même recette hybride, avec deux cylindres de plus que la RS5. La puissance totale est annoncée de l’ordre de 730 ch, avec l’objectif assumé de rivaliser avec la BMW M5.
Parmi les SUV, l’actuel Audi Q7 (lancé en 2015) laissera la place à une troisième génération.
Pour répondre aux attentes d’une partie du public américain, un SUV plus grand que le Q7 est annoncé : l’Audi Q9. Le texte indique un gabarit voisin de 5,30 m de long (contre 5,06 m pour le Q7). Ce nouveau vaisseau amiral est présenté comme la réponse attendue pour répliquer aux BMW X7 et Mercedes GLS.
Face à BMW et Mercedes déjà prêts avec leurs futures berlines électriques de cœur de marché, Audi est décrite comme en retard sur ce créneau. Deux modèles clés sont cités, avec une raison technique précise.
L’Audi A4 e-tron est annoncée en deux silhouettes : berline et break (A4 Avant e-tron). Mais son arrivée n’est pas prévue avant 2028. La raison donnée est claire : la mise au point du châssis SSP a pris plus de temps que prévu.
Pour la même raison liée au SSP, l’Audi A3 e-tron est également annoncée comme devant attendre, tout comme sa cousine technique, la Volkswagen ID.Golf.
Entre une offensive avec sept nouveautés, l’arrivée d’un Q9 taillé pour le très grand format, et des électriques stratégiques repoussées à cause du SSP, la trajectoire d’Audi jusqu’en 2028 ressemble à une transition en deux temps : élargir vite la gamme, puis basculer plus fort sur les berlines électriques. La suite dira si ce tempo suffira à recoller au peloton de tête.
670 chevaux et une architecture 900 volts.
La mise au point de son châssis SSP a pris plus de temps que prévu.
639 ch grâce à une motorisation hybride reposant sur un moteur V6 turbo.

De l'achat, à la revente, au financement, en passant par les derniers projets de loi automobile, Voiture Malin est la référence de l'info automobile
