
Après avoir longtemps répété que l’Audi A1 ne serait pas remplacée, la marque aux anneaux pourrait finalement changer de cap. En cause : l’intérêt stratégique d’une vraie porte d’entrée dans l’électrique, capable de couvrir un large spectre, des versions chics façon Renault 5 E-Tech aux déclinaisons plus sportives attendues avec l’Alpine A290. Et surtout, Audi aurait déjà une voie toute tracée : s’appuyer sur des cousines techniques comme les Volkswagen ID.Polo et Cupra Raval, dont l’arrivée est annoncée comme imminente.
Audi n’a pas officialisé le remplacement de l’A1, mais plusieurs éléments convergent vers une citadine électrique construite sur la base des Volkswagen ID.Polo et Cupra Raval. L’information reste à confirmer par la marque.
Depuis le passage plus ou moins imposé à l’électrique, les stratégies des constructeurs bougent beaucoup. Et Audi s’est déjà illustrée par plusieurs changements de direction. Exemple récent : l’idée d’utiliser des numéros pairs pour les modèles électrifiés et impairs pour les thermiques a été remise en question, au point que l’Audi A5 redeviendrait finalement l’Audi A4. Dans le même esprit, une autre partie du plan produit pourrait évoluer. Pour replacer ce possible revirement dans l’ensemble du calendrier, voici les futures Audi attendues d’ici 2028.
L’info reste à prendre avec prudence, mais plusieurs éléments poussent vers ce scénario : la pression de la Commission européenne et la volonté de rentabiliser au mieux des investissements en Espagne, où doivent être produites les Volkswagen ID.Polo, Cupra Raval et le SUV Skoda Epiq. Audi pourrait alors profiter de ces infrastructures et de cette base technique pour fabriquer une A1 e-tron, qui viendrait remplacer l’A1 actuelle, proposée uniquement en thermique.
L’Audi A1 Sportback s’est écoulée à 7 939 exemplaires sur le marché français, soit un volume proche de celui de l’A3 Sportback (8 945 unités). La citadine reste donc un pilier commercial, malgré l’absence de version électrique.
Jusqu’ici, Audi a toujours annoncé que l’A1 ne serait pas remplacée. Pourtant, le modèle reste important : sur le marché français, 7 939 A1 Sportback ont trouvé preneur, soit presque autant que l’A3 Sportback (8 945 unités) située juste au-dessus. En parallèle, Mini a séduit 12 870 acheteurs, dont 3 626 en électrique. Difficile, dans ce contexte, d’imaginer Audi laisser filer durablement cette clientèle.
Pour rappel, l’A1 (cousine technique de la Volkswagen Polo) a démarré sa carrière en 2010 avec une première génération, remplacée en 2018 par une seconde génération toujours au catalogue. Cette longévité explique aussi la vitalité du marché de l’occasion : sur les modèles premium compacts, le leasing d’une citadine premium allemande permet d’accéder à des finitions récentes sans immobiliser de capital. Pour choisir à qui confier ce type de contrat, notre comparatif des acteurs du leasing passe en revue dix acteurs, du loueur bancaire à la plateforme d’abonnement.
Le nom A1 e-tron existe depuis 2010 : Audi l’avait utilisé pour un concept-car présenté au salon de Genève, doté d’un prolongateur d’autonomie à moteur rotatif Wankel.
Dès 2010, au salon de Genève, Audi présentait le concept A1 e-tron. À l’époque, ce n’était pas une citadine 100% électrique (trop tôt pour ça), mais plutôt une hybridation atypique : un moteur rotatif de type Wankel de 20 ch alimentait une machine électrique de 61 ch.
C’était un démonstrateur : l’autonomie en mode électrique était limitée à 50 km, la batterie (12 kWh) étant logée sous la banquette arrière. Un prolongateur d’autonomie complétait l’ensemble, permettant de parcourir 250 km supplémentaires en remplissant les 12 litres du réservoir. Le véhicule est resté au stade de prototype, mais son nom pourrait très bien être repris en série.
La future Audi A1 e-tron reposerait sur la plateforme MEB+, avec deux tailles de batterie évoquées : 37 kWh (LFP) pour environ 300 km d’autonomie, et 52 kWh (NMC) pour les versions les plus puissantes.
Sans surprise, la future Audi A1 e-tron pourrait reprendre la plateforme technique MEB+ des Volkswagen ID.Polo et Cupra Raval, ainsi que leurs batteries et leurs machines électriques. Une base que partagera aussi la future citadine électrique de Skoda, présentée avec ses rivales dans notre tour d’horizon des prochaines citadines électriques.
Reste une question : Audi aura-t-elle droit, au nom de son statut premium, à des variantes plus performantes ? Sans aller jusqu’à imaginer un retour de l’Audi A1 quattro (série limitée à 333 unités, moteur de 256 ch et transmission intégrale), ce type de version serait idéal pour tenir tête à des modèles comme l’Alpine A290 ou la Lancia Ypsilon HF, mais l’ensemble est décrit comme trop exclusif et peu rentable.
La mission la plus probable de l’A1 e-tron serait plutôt simple : proposer une entrée de gamme électrique abordable, en tout cas plus accessible qu’une Audi A2 e-tron annoncée comme devant être dévoilée au Mondial de l’Auto à Paris, modèle basé sur la plateforme de la Volkswagen ID.3.
En attendant l’arrivée de la Volkswagen ID.Polo, la gamme Volkswagen déjà disponible permet de se faire une idée de cette base technique : voyez les offres de leasing Volkswagen sur Joinsteer.
Côté batteries et puissances, le spectre évoqué est large :
• Une batterie de 37 kWh (type LFP) viserait une autonomie voisine de 300 km, avec des électromoteurs de 116 ch et 135 ch.
• Une batterie de 52 kWh (chimie NMC) alimenterait des machines électriques de 211 ch et 226 ch.
| Batterie | Chimie | Autonomie évoquée | Puissances évoquées |
|---|---|---|---|
| 37 kWh | LFP | ~300 km | 116 ch et 135 ch |
| 52 kWh | NMC | Non communiquée | 211 ch et 226 ch |
Ces valeurs correspondent aux informations qui circulent sur le projet et n’ont pas été confirmées officiellement par Audi à ce jour.
L’Audi A1 e-tron viserait le segment des citadines électriques premium, où la Mini électrique fait figure de rivale principale avec 3 626 immatriculations électriques en France sur la période citée.
Le positionnement serait délicat : au-dessus des citadines électriques généralistes comme la Renault 5 E-Tech, mais en dessous des sportives électriques compactes façon Alpine A290. C’est exactement l’espace occupé aujourd’hui par la Mini, dont le leasing sur une citadine britannique compacte reste l’une des portes d’entrée les plus fréquentées vers le premium urbain. Pour situer l’ensemble du segment, notre panorama des petites citadines électriques attendues d’ici 2027 détaille les modèles qui arriveront en parallèle.
Du côté des sportives électriques compactes, le repositionnement d’Alpine éclaire aussi le contexte : la marque a acté la fin de production de l’A110 et son basculement vers l’électrique, signe que le haut du segment se recompose lui aussi.
Si ce projet se confirme, l’Audi A1 e-tron marquerait un changement de philosophie : moins de promesses figées, plus d’adaptation au marché et à l’outil industriel déjà en place. Une chose est sûre : dans une époque où tout va vite, la citadine premium électrique a une vraie carte à jouer — et l’histoire de l’A1 pourrait bien s’écrire en silence… mais branchée.
La future Audi A1 e-tron devrait reprendre la plateforme technique MEB+ des Volkswagen ID.Polo et Cupra Raval.
Une batterie de 37 kWh (type LFP) est mentionnée avec une autonomie voisine de 300 km, et une batterie de 52 kWh à chimie NMC est également évoquée.
Des électromoteurs de 116 ch et 135 ch sont cités avec la batterie de 37 kWh, et des machines électriques de 211 ch et 226 ch sont citées avec la batterie de 52 kWh.
L’Audi A1 de seconde génération est produite en Espagne, sur le site de Martorell exploité par Seat. C’est précisément cette implantation espagnole, qui doit aussi accueillir les Volkswagen ID.Polo, Cupra Raval et le SUV Skoda Epiq, qui rend l’hypothèse d’une A1 e-tron industriellement cohérente.
Le prix de l’Audi A1 e-tron n’est pas connu : le modèle n’est pas officialisé et aucun tarif n’a été communiqué. Pour l’A1 thermique actuelle, les tarifs varient selon la finition et le moteur, et le marché de l’occasion reste alimenté par la seconde génération lancée en 2018.
Non. À ce jour, Audi n’a pas confirmé le remplacement de l’A1 par une version électrique. Les éléments disponibles — plateforme MEB+, production espagnole, tailles de batterie — relèvent d’informations non officielles, à considérer avec prudence tant que la marque ne s’est pas exprimée.
Aujourd’hui, la seule Audi A1 disponible est la seconde génération lancée en 2018, proposée uniquement en thermique. Une A1 e-tron n’est pas confirmée : tant qu’Audi ne s’est pas exprimée, il n’existe pas d’A1 électrique à acheter.
Chez Audi, « e-tron » est le nom donné aux modèles électrifiés. Pour l’A1, ce nom existe depuis 2010 : il désignait alors un concept hybride présenté au salon de Genève, avec un moteur rotatif Wankel faisant office de prolongateur d’autonomie.

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