Véhicules propres

Abarth a misé sur le 100% électrique… et fait déjà marche arrière

Abarth a misé sur le 100% électrique… et fait déjà marche arrière

Dès 2023, Abarth a pris un virage radical : passer à l’électrique avec une 500 sportive rechargeable sur prise. Puis, un an plus tard, le SUV 600 a suivi. Sur le papier, la marque au Scorpion cochait toutes les cases de la stratégie électrique de Stellantis. Sauf qu’en face, les clients n’ont pas répondu présent. Résultat : les ventes sont si faibles qu’Abarth préfère désormais garder le silence à leur sujet. Pour rester en vie, une piste semble se dessiner : revenir au thermique, avec de l’hybridation et un modèle d’entrée de gamme.

La stratégie électrique d’Abarth remise en question
La stratégie 100% électrique d’Abarth ne convainc pas : un retour au thermique est envisagé.

De la Fiat 500 électrique au SUV 600e : Abarth a voulu montrer l’exemple

À l’automne 2022, Abarth s’appuie sur la Fiat 500, alors 100% électrique et lancée deux ans plus tôt, pour sortir son premier modèle « sur prise ». Puis, en février 2024, la marque monte d’un cran avec le SUV Abarth 600e. Avec un électromoteur de 280 ch, ce dernier devient l’Abarth de série la plus puissante de l’histoire.

Avec deux modèles électriques au catalogue, la marque fondée par Carlo Abarth en 1949, relancée en 2007 puis absorbée par Stellantis en 2021, apparaît parfaitement alignée avec la stratégie du groupe. Elle fait même figure de très bon élève en ouvrant la voie du 100% électrique.

Le problème : les ventes ne suivent pas

Des chiffres trop faibles pour être mis en avant

Dans la réalité, le marché n’a pas suivi. Et la situation serait devenue si compliquée qu’Abarth ne communiquerait même plus ses volumes. D’après des sources citées dans le texte, Abarth n’aurait écoulé que 7 325 véhicules en Europe en 2024 (avec une baisse de 7%) et 1 823 unités au Japon.

Autre signal très fort : en Italie, son marché national, Abarth n’aurait immatriculé l’an dernier que 264 véhicules, dont 160 Abarth 500 et 104 Abarth 600e. À titre de comparaison, en 2020, la marque vendait encore 3 000 voitures par an dans le pays. Dans ce contexte, continuer exactement sur la même trajectoire devient difficile à défendre pour une marque dont la survie est en jeu.

Piste de relance : une Abarth Panda, et l’hybridation comme bouée de sauvetage

Projet de Grande Panda Abarth
Le projet d’une Grande Panda Abarth est évoqué, avec une orientation possible vers une motorisation thermique hybridée.

Le projet d’une déclinaison Abarth de la Fiat Grande Panda existerait bien : une maquette aboutie d’un prototype aurait été présentée à la direction et à certains observateurs. Une Panda Abarth serait cohérente dans l’esprit de la marque, mais l’idée ne serait pas forcément d’y installer la machine électrique M4 du groupe (celle de 280 ch déjà vue sur l’Abarth 600e, l’Alfa Romeo Junior Veloce, et attendue sur d’autres modèles sportifs du groupe).

À la place, des sources proches du dossier évoquent plutôt une motorisation thermique hybridée. Deux raisons principales sont avancées :

Premièrement, la plateforme STLA Smart, partagée par la Fiat Grande Panda et la Citroën C3, n’aurait pas été conçue pour encaisser une puissance de ce niveau. Pour rappel, les véhicules électriques du groupe donnés pour 280 ch reposent sur une base plus évoluée, l’e-CMP.

Deuxièmement, l’électrique ne serait tout simplement plus porteur chez Abarth.

Et pour les futures Abarth 500 et 600 en thermique : quels moteurs possibles ?

Abarth 500 avec une orientation hybride
Pour une Abarth 500 thermique, l’hybridation est évoquée comme solution plus crédible.

Le texte rappelle que, poussée par le marché, la Fiat 500 électrique a dû adopter une motorisation thermique micro-hybridée : un 3 cylindres essence 1.0 litre Firefly atmosphérique de 65 ch, pour 92 Nm de couple. Cette mécanique, pensée pour la ville, est assistée par un alterno-démarreur 12V et fonctionne avec une boîte manuelle. Un combo jugé suffisant en usage urbain, mais pas au-delà.

En revanche, il est présenté comme impossible qu’une Abarth 500 se contente de ce petit bloc. La base la plus probable évoquée serait un moteur 1.2 turbo, associé à une boîte automatique à double embrayage e-DCT6, le tout en configuration hybride.

Mais il y a un point de friction : interrogés sur le sujet, des ingénieurs Fiat/Abarth auraient démenti le développement de futures sportives thermiques, en soulignant qu’elles ne pourraient pas échapper au malus. Alors, contradiction, prudence de communication, ou discussions encore ouvertes : difficile de trancher à ce stade.

Le texte indique enfin qu’Antonio Filosa, présenté comme le grand patron de Stellantis, pourrait en dire davantage lors de l’annonce de son plan stratégique le 21 mai prochain. Affaire à suivre.

Conclusion

Abarth a tenté le tout-électrique en éclaireur au sein de Stellantis, mais le verdict du marché est rude. Entre volumes en berne et besoin de retrouver une offre désirable, le retour du thermique avec hybridation semble redevenir une option sérieuse. La suite dépendra des décisions à venir, mais une chose est claire : pour Abarth, l’avenir ne se jouera pas uniquement sur une prise.

Foire aux Questions

Quelle puissance développe l’Abarth 600e ?

280 ch.

Combien de véhicules Abarth auraient été vendus en Europe en 2024 ?

7 325 véhicules en Europe en 2024, avec une baisse de 7%.

Quelles immatriculations Abarth sont évoquées pour l’Italie, marché national, sur l’année mentionnée ?

264 véhicules, dont 160 Abarth 500 et 104 Abarth 600e.

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