
Une jeune conductrice suisse s’est fait rattraper par son propre scénario. Sans avoir été flashée une seule fois par un radar, elle a été condamnée à 4 ans de prison ferme pour plusieurs gros excès de vitesse dans un pays où ce type de comportement est pris très au sérieux, y compris sur voie rapide. Le plus fou dans l’histoire ? La manière dont elle a été identifiée.
En Suisse, certains excès de vitesse entraînent des sanctions très lourdes, ce qui alimente régulièrement des histoires très médiatisées hors du pays. Mais le jugement rendu dans un canton de Suisse alémanique a de quoi surprendre : la conductrice condamnée a multiplié les prises de risque, tout en passant entre les mailles du filet… au moins en apparence.
Car malgré plusieurs infractions graves, elle n’a jamais été interceptée et n’a même pas été flashée par un radar. Alors comment les autorités ont-elles pu établir les faits ?
La jeune femme, originaire du canton de Glaris (à l’Est de la Suisse, dans la région germanophone), n’a donc pas été arrêtée sur le moment. Pourtant, la justice a confirmé le premier jugement : 4 ans de prison ferme pour excès de vitesse et délit routier.
Le déclic vient d’une enquête sans lien direct avec la route : elle avait engagé une procédure judiciaire contre son ex-compagnon. Dans ce cadre, les policiers ont consulté son téléphone en 2024. Et ils y ont découvert des vidéos dans lesquelles on la voit conduite le véhicule de son père à des vitesses très élevées sur des voies rapides suisses, parfois avec un pied par la fenêtre.
Au total, sept excès de vitesse importants avaient été enregistrés en vidéo.
Le juge a considéré que les faits relevaient de comportements aggravants et s’apparentaient à de la récidive. Résultat : il a prononcé la peine maximale prévue en Suisse pour des excès de vitesse de cette nature, soit 4 ans de prison ferme.
Parmi les séquences retrouvées, l’une montre une vitesse de 238 km/h sur une route limitée à 110 km/h.
En Suisse, au-delà de 80 km/h d’excès de vitesse dans une zone limitée à au moins 80 km/h, le cas bascule dans une infraction dite « chauffard ». Cette qualification entraîne automatiquement la perte du permis pendant au moins 2 ans et, selon les cantons, des examens psychologiques obligatoires.
Un avocat suisse cité par le quotidien 24 Heures a même estimé qu’il s’agissait probablement de la peine la plus lourde jamais prononcée pour un délit de chauffard « pur et simple ». La conductrice, aujourd’hui âgée de 25 ans, ne bénéficie même pas de la possibilité de libération conditionnelle.
À titre de comparaison, en France, les grands excès de vitesse relèvent désormais d’un délit, mais le maximum évoqué ici reste bien plus léger : jusqu’à 3 mois de prison dans les pires cas.
Cette affaire rappelle à quel point la Suisse traite les excès de vitesse extrêmes comme un vrai sujet de sécurité publique — et comment une preuve peut surgir là où on ne l’attend pas, loin des radars. À l’avenir, avec des traces numériques partout, chaque comportement sur la route risque de laisser une empreinte… et de revenir frapper à la porte quand on s’y attend le moins.
4 ans de prison ferme ont été confirmés par le tribunal pour excès de vitesse et délit routier.
Des policiers ont découvert sur son téléphone des vidéos la montrant au volant à des vitesses très élevées, lors d’une enquête liée à une procédure contre son ex-compagnon.
Une séquence la montre à 238 km/h sur une voie limitée à 110 km/h.

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