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2CV Spot : la série limitée qui a relancé la Deudeuche (et lancé une mode chez Citroën)

2CV Spot : la série limitée qui a relancé la Deudeuche (et lancé une mode chez Citroën)

Le 10 avril 1976, Citroën dégaine un coup malin : la 2CV Spot, première série limitée de la marque. Objectif ? Redonner un vrai coup de projecteur à une voiture qui a déjà 28 ans… et qui refuse de quitter la scène. Résultat : 1 800 exemplaires produits, et tout est parti en quelques jours. Une preuve simple qu’avec la bonne idée au bon moment, même un “vieux” modèle peut redevenir ultra désirable.

La série limitée : l’arme secrète pour remettre une voiture sous les projecteurs

Dans les années 1980 puis 1990, les séries spéciales deviennent la grande passion des constructeurs. Les marques françaises s’en servent à fond : Peugeot 205 Junior (les fameux sièges en jean), 309 Chorus, Green… Sans oublier les vagues de déclinaisons sur Clio et Twingo. La méthode est simple et efficace : rafraîchir l’image d’un modèle à mi-carrière, voire en fin de vie, quand la concurrence paraît plus moderne.

2CV Spot : comment faire du neuf avec du vieux

Découpe bicolore et logo sur les portes avant de la Citroën 2CV Spot
Une simple découpe de couleurs et un logo “pop” sur les portes avant transforment la 2CV, pourtant déjà âgée de 28 ans.

Chez Citroën, la Spot ouvre le bal. L’idée naît dès 1974 sous le crayon du graphiste Serge Gevin. À ce moment-là, la 2CV (née en 1948, avec une conception qui remonte même à 1938) est dans un creux : elle n’a pas encore son statut d’icône collector, mais sa retraite est loin d’être actée.

Sa remplaçante désignée, la Citroën Dyane, pousse pour prendre la place depuis 1967. Sauf qu’au final, c’est la 2CV qui survivra… et la Dyane qui s’effacera. La 2CV ne quittera la gamme qu’en 1990.

Pourquoi Citroën avait besoin d’un électrochoc au milieu des années 1970

Sur le marché des petites citadines, la 2CV encaisse les attaques des Peugeot 104 et Renault 5, lancées seulement deux ans plus tôt. Et la rivalité la plus gênante vient aussi de la Renault 4 (4L) : certes au catalogue depuis 1961, mais jugée plus moderne et surtout plus polyvalente grâce à sa cinquième porte (le hayon).

La 2CV, elle, n’adoptera jamais ce hayon : cela aurait mis en péril sa rigidité et l’aurait privée de son toit découvrable.

Du look… et une vraie logique d’économie

Habitacle de la Citroën 2CV Spot avec teintes orange et blanc
À bord aussi, l’orange et le blanc s’invitent dans l’ambiance de la 2CV Spot.

La Spot joue à fond la carte “seventies” : Orange Ténéré (pile dans la tendance de l’époque, comme sur certaines R5 et 104) et Blanc Meije. Visuellement, ça claque, et Citroën officialise le lancement le 10 avril 1976 pour une série de 1 800 unités, écoulées à vitesse éclair.

Sous le capot, la Spot reprend le bicylindre en configuration 435 cm3 de la 2CV 4 (un moteur récupéré sur la Dyane), donné pour 24 ch. De quoi viser 100 km/h en pointe (dans des conditions favorables) et surtout conserver une fiscalité intéressante : 2 CV au moment de payer la vignette annuelle.

Côté carburant, la consommation homologuée indiquée est de 5,4 l/100 km. Et dans la gamme, au sommet, la 2CV 6 embarque un moteur de 602 cm3 venant de la Citroën Ami 6, avec 29 ch et une vitesse de pointe de 110 km/h, mais avec 3 chevaux fiscaux.

Elle a failli s’appeler “Transat”… et son esprit plage était assumé

Citroën 2CV Spot basée sur la 2CV4
La 2CV Spot est basée sur la Citroën 2CV4.

La 2CV Spot pousse le thème jusqu’aux détails : sa robe orange et blanche s’accorde avec un tendelet de toile rayé dans les deux mêmes teintes, à placer au-dessus des sièges avant pour rouler décapoté en limitant un peu le soleil. À bord, la sellerie est en tissu jersey Orange Vénitien, et les enjoliveurs en inox sont empruntés à la Dyane.

En 1976, le prix de vente annoncé pour une Citroën 2CV Spot est de 13 600 francs, quand une Renault 4 de base est affichée à 14 200 francs.

Comme les autres 2CV de la gamme, la Spot est assemblée dans l’usine Citroën implantée à Levallois-Perret, en banlieue ouest de Paris. Pour le nom, Citroën a failli retenir “Transat”, une idée attribuée à Micheline Gevin, l’épouse du graphiste : parfait pour l’esprit balnéaire. Mais le nom étant déjà protégé en France, la marque choisit finalement “Spot”.

Un demi-siècle plus tard, la Spot reste un symbole

Cette formule — une base connue, un look fort, une histoire simple à raconter — a marqué les esprits et a ouvert une voie que beaucoup suivront ensuite. Et pour célébrer les 50 ans de la 2CV Spot, le modèle doit apparaître en bonne place sur l’affiche du salon Epoq’auto 2026, prévu à Lyon du 6 au 8 novembre.

Conclusion

La 2CV Spot prouve qu’une idée claire peut faire beaucoup : un style bicolore qui accroche l’œil, une mécanique simple, et une série ultra limitée qui remet la 2CV au centre du jeu. Quand une voiture arrive à traverser les époques comme ça, ce n’est pas juste de la nostalgie : c’est un rappel que l’avenir se construit aussi en réinventant intelligemment ce qu’on a déjà.

Foire aux Questions

Combien d’exemplaires de la Citroën 2CV Spot ont été produits ?

La Citroën 2CV Spot a été produite à seulement 1 800 exemplaires.

Quel moteur équipe la Citroën 2CV Spot et quelle puissance développe-t-il ?

La Citroën 2CV Spot embarque le bicylindre 435 cm3 de la 2CV 4, donné pour 24 ch.

Quel était le prix de la Citroën 2CV Spot en 1976 ?

Le prix de vente de la Citroën 2CV Spot en 1976 était de 13 600 francs.

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