C’est un virage brut, sans fioritures. Secoué par deux années de turbulences financières et par une électrification mondiale qui avance moins vite que prévu, l’équipementier allemand ZF annonce l’arrêt anticipé de plusieurs projets liés à l’électromobilité, jugés non rentables. Objectif affiché : desserrer l’étau et retrouver une meilleure rentabilité à moyen terme. Mais le choc, lui, sera immédiat : le groupe s’attend à une lourde charge exceptionnelle et à une perte comptable en 2025.
ZF traverse une zone de fortes turbulences depuis deux ans. En toile de fond : une transition vers la mobilité électrique qui peine à décoller à l’échelle mondiale, et une concurrence chinoise décrite comme particulièrement agressive. Dans ce contexte, le groupe annonce qu’il abandonne des projets dans l’électromobilité, précisément parce qu’ils ne dégagent pas la rentabilité attendue.
Ce revirement arrive après une série de mesures déjà lourdes. ZF a notamment prévu de supprimer jusqu’à 14 000 emplois en Allemagne d’ici à 2028, soit un quart de ses effectifs dans le pays.
Et la pression financière ne date pas d’hier : le groupe a aussi engagé une restructuration en cédant son activité de systèmes d’assistance à la conduite (ADAS) à Harman pour 1,5 milliard d’euros. L’opération visait à renflouer les caisses et à réduire la dette d’environ 10 %, tout en recentrant ZF sur ses métiers historiques. Dans le cadre de cet accord, 3 750 salariés doivent être transférés chez Harman à compter du second semestre 2026.
Pour ZF, la situation semble suffisamment critique pour accélérer un repositionnement vers des technologies plus “classiques”. Fondée en 1915, l’entreprise compte 157 000 salariés dans le monde. Désormais, cap assumé sur les domaines historiques : châssis, groupes motopropulseurs, véhicules utilitaires et applications industrielles.
L’idée est de “mettre fin par anticipation à plusieurs projets” qui, avec une montée en puissance plus lente de l’électromobilité, n’atteignent pas la rentabilité attendue. ZF n’a pas donné davantage de détails sur les projets concernés.
ZF, connu comme fournisseur mondial de technologies de transmission et de châssis, voit cet abandon comme un moyen de se redonner de l’air. Le directeur financier Michael Frick résume l’esprit de la décision : elle doit “libérer d’un fardeau” et ouvrir la voie à “de nouvelles marges de manœuvre” ainsi qu’à une rentabilité durablement améliorée dans les années à venir.
Ce type de rupture ne se fait pas sans casse. ZF reconnaît que ces abandons de projets entraîneront mécaniquement une charge exceptionnelle. Le montant n’a pas été communiqué, mais le groupe s’attend à ce qu’elle soit conséquente. Et l’impact est clairement annoncé : un “impact négatif sur le résultat annuel 2025”, se traduisant par une perte comptable.
ZF choisit une coupe franche : sacrifier des paris jugés trop risqués pour revenir à des activités où le groupe estime pouvoir reprendre la main. Reste à voir si ce recentrage suffira à stabiliser la trajectoire, dans un marché où l’électrification avance à son propre rythme et impose, à tous, des décisions de plus en plus tranchées.
ZF met fin par anticipation à plusieurs projets parce que, avec une montée en puissance plus lente de l’électromobilité, ils n’atteignent pas la rentabilité attendue et sont jugés non rentables.
ZF prévoit de supprimer jusqu’à 14 000 emplois en Allemagne d’ici à 2028.
ZF annonce une charge exceptionnelle menant à un impact négatif sur le résultat annuel 2025, qui se traduira par une perte comptable.
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