
Ça ressemble à un pas en arrière… mais seulement si on regarde l’histoire depuis l’Europe. Aux États-Unis, Volkswagen vient d’annoncer un virage très concret dans son usine de Chattanooga (Tennessee) : la production du SUV électrique ID.4 va être stoppée pour libérer de la capacité au profit du nouvel Atlas, un grand SUV familial sept places. Et lui, pas de version électrifiée au programme, même pas en hybride.
Le contexte américain est particulier : en dehors de Tesla, les véhicules électriques peinent encore à convaincre massivement. Volkswagen en tire une conclusion très pragmatique : plutôt que de “pousser les murs” à Chattanooga, la marque préfère réallouer la ligne d’assemblage au modèle qui se vend le mieux.
Et les chiffres donnent le ton. L’Atlas représente à lui seul presque un tiers des ventes de Volkswagen sur ce marché. La marque a écoulé 71 044 Atlas dans le pays, contre 22 373 ID.4.
Volkswagen explique aussi un autre élément clé : importer des ID.4 assemblés en Europe signifierait subir 27,5 % de droits de douane. Résultat, la marque annonce qu’elle va se contenter, cette année, de vendre les ID.4 encore en stock.
Ces stocks seraient suffisamment importants pour répondre à la demande sur toute l’année, avant l’arrivée d’une nouvelle version attendue en 2027. Un choix qui peut surprendre, car l’ID.4 commençait justement à prendre de l’élan : ses ventes américaines étaient en hausse de 31 % par rapport à l’année précédente.
Le changement d’activité ne signifie pas forcément une casse sociale immédiate sur place. Les équipes dédiées à la production de l’ID.4 devraient retrouver des postes équivalents. De leur côté, les employés les plus âgés pourront se voir proposer un plan de départ à la retraite anticipée, lorsqu’ils y sont éligibles.
Si l’Atlas écrase tout sur son passage, ce n’est pas seulement une question de badge. C’est un véhicule pensé pour le goût nord-américain : 5,10 m de long, gabarit XXL, et une approche très classique de la mécanique.
Contrairement à ce que l’on voit de plus en plus en Europe, il n’y a aucune hybridation ici. Volkswagen annonce qu’il faudra attendre le restylage de mi-carrière pour voir arriver une électrification. En attendant, c’est le 2.0 TSI qui anime l’Atlas, avec 282 ch, une puissance jugée nécessaire pour déplacer ses deux tonnes, avec des quatre roues motrices en option.
Côté style, l’Atlas garde une silhouette qui peut paraître plus datée que celle des modèles européens, malgré une montée en gamme annoncée : sièges massants, cuir Nappa, boiseries et éclairage d’ambiance viennent renforcer le côté “grand SUV statutaire”.
En stoppant l’ID.4 à Chattanooga pour tourner à plein régime sur l’Atlas, Volkswagen acte une réalité : sur certains marchés, le thermique garde encore la main, surtout quand il s’agit de grands SUV familiaux. Reste à voir si la prochaine génération d’ID.4, annoncée plus tard, arrivera au bon moment pour recoller à l’évolution de la demande. Une chose est sûre : l’équilibre entre électrique et thermique se joue pays par pays, et l’avenir s’écrit rarement en ligne droite.
Volkswagen stoppe la production du Volkswagen ID.4 à Chattanooga pour concentrer la chaîne d’assemblage sur le nouvel Atlas, un modèle qui représente presque un tiers des ventes de la marque aux États-Unis.
Volkswagen a écoulé 71 044 Atlas aux États-Unis, contre 22 373 ID.4.
Le Volkswagen Atlas est équipé du 2.0 TSI, avec une puissance de 282 ch.

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