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Voies de covoiturage : quand les radars ne voient pas les bébés

Voies de covoiturage : quand les radars ne voient pas les bébés

Sur la voie de covoiturage du périphérique parisien, plusieurs conducteurs ont reçu une amende de 135 € alors qu’ils transportaient un bébé à l’arrière. Le système de contrôle automatisé n’aurait pas identifié le nourrisson installé dans son siège auto. La mairie de Paris rappelle pourtant que les bébés sont bien considérés comme des passagers. Ce cas concret met en lumière les limites d’un dispositif qui mêle intelligence artificielle et validation humaine.

Des conducteurs verbalisés sur une voie de covoiturage malgré la présence d’un bébé à bord
Des conducteurs ont été verbalisés sur les voies de covoiturage malgré la présence d’un bébé à bord : un exemple concret des limites du contrôle automatisé.

Des amendes malgré un bébé à bord

Les voies de covoiturage du périphérique parisien, héritées des JO de Paris 2024, continuent de crisper une partie des automobilistes. Dernier épisode en date : une mère de famille a été sanctionnée à deux reprises pour avoir emprunté la voie de covoiturage alors qu’elle transportait son bébé. Montant de l’amende : 135 €.

Le nourrisson était installé dans son siège auto : d’abord à l’avant lorsqu’il était très jeune, puis à l’arrière. Problème : d’après le témoignage rapporté, l’enfant aurait été partiellement masqué par la coque du siège, ce qui aurait empêché sa détection par le système de contrôle. Forcément, une question surgit : un bébé compte-t-il comme passager ?

Un dispositif automatisé… mais validé par un humain

Des radars de covoiturage qui comptent les occupants peuvent rater un enfant en bas âge dans son siège
Les radars de covoiturage comptent les occupants en temps réel, mais un bébé dans un siège auto peut rester difficile à repérer.

La mairie de Paris est claire : les bébés sont « considérés comme des passagers éligibles à la voie de covoiturage ». Sur la règle, il n’y a donc pas d’ambiguïté : un nourrisson compte bien comme second occupant.

Alors pourquoi ces verbalisations ? Le contrôle du covoiturage s’appuie sur des caméras infrarouges qui scannent les véhicules sous deux angles différents. Un logiciel d’intelligence artificielle analyse les images en temps réel pour repérer et compter les occupants. Si le système estime qu’il n’y a qu’une seule personne à bord, une troisième caméra relève la plaque d’immatriculation. Ensuite, les clichés sont examinés par un agent assermenté : c’est un œil humain qui valide, au final, l’absence ou non de bébé à bord.

Autrement dit, la sanction n’est pas entièrement automatisée. Mais tout dépend de la qualité et de la lisibilité des images captées.

L’angle mort de la technologie

Ce cas met le doigt sur un point très concret : que se passe-t-il quand un occupant est difficilement visible ? Un bébé installé bas dans un siège auto enveloppant, parfois partiellement couvert, n’offre pas une silhouette facile à identifier pour un algorithme. Et même avec une validation humaine, tout reste conditionné à ce que les caméras ont réellement enregistré.

Si l’image ne permet pas de distinguer clairement l’enfant, l’erreur peut se produire. Les conducteurs concernés peuvent contester l’amende en apportant des justificatifs. Mais pour des parents qui déposent leur(s) enfant(s) tous les jours, cela signifie surtout du temps perdu à contester des amendes alors qu’ils sont dans leur bon droit.

Conclusion

Les bébés sont bien considérés comme des passagers sur la voie de covoiturage, mais la pratique montre que la technologie peut rater ce qu’elle est censée compter. Entre angles de caméra, lisibilité des images et interprétation finale, une simple coque de siège auto peut suffire à déclencher une sanction. La suite dépendra de la capacité du système à mieux gérer ces situations du quotidien — celles qui rappellent que l’automatisation n’a de valeur que si elle sait aussi reconnaître les cas réels, dans toute leur complexité.

Foire aux Questions

Les bébés sont-ils autorisés sur la voie de covoiturage du périphérique parisien ?

Les bébés sont « considérés comme des passagers éligibles à la voie de covoiturage ».

Quel est le montant de l’amende pour une infraction relevée sur la voie de covoiturage du périphérique parisien dans ce cas ?

Le montant de l’amende mentionné est de 135 €.

Comment fonctionne le contrôle de la voie de covoiturage du périphérique parisien ?

Le contrôle repose sur des caméras infrarouges sous deux angles, une analyse en temps réel par un logiciel d’intelligence artificielle, puis, si une seule personne est détectée, une troisième caméra relève la plaque d’immatriculation et les clichés sont ensuite examinés par un agent assermenté.

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