
Entre des campagnes de rappels qui s’enchaînent et des moteurs revus après des défauts de conception, Stellantis a du pain sur la planche pour rendre ses modèles plus fiables. Depuis l’arrivée d’Antonio Filosa à la tête du groupe, la qualité est clairement remontée tout en haut de la pile. Objectif affiché : redorer l’image des marques du groupe, et éviter que les problèmes de fiabilité ne collent durablement à leur réputation.
Ces dernières années, la situation de Stellantis et de ses marques s’est dégradée, notamment à cause de problèmes de fiabilité jugés chroniques et de rappels à répétition. Parmi les sujets qui ont pesé sur l’image : les motorisations 1.2 PureTech et 1.5 BlueHDi, ainsi que le scandale des airbags Takata (qui ne touche pas uniquement le groupe, mais aussi d’autres constructeurs).
La stratégie décrite pour revenir à des produits plus solides repose sur deux axes complémentaires :
1) Réutiliser des techniques et des éléments qui ont déjà fait leurs preuves en matière de fiabilité.
2) Améliorer les produits à venir dès leur conception, tout en continuant à développer de nombreuses innovations.
Dans cette logique, certaines marques du groupe remettent en avant des mécaniques connues et largement éprouvées. Exemple cité : Ram a réintroduit le V8 5.7 Hemi sur ses pick-up, porté aussi par une forte demande de la clientèle. Dans le même esprit, Alfa Romeo prolonge la durée de vie de son V6 biturbo, et plusieurs modèles du groupe proposent à nouveau des moteurs diesel.
Le précédent cap managérial, centré sur la réduction des coûts, aurait pu se ressentir dans la conception des voitures, si l’on en croit les retours de clients et du réseau. Et même si les modèles déjà sur la route doivent souvent se contenter de correctifs, l’idée est maintenant de donner plus de moyens aux véhicules en préparation, dès les premières étapes de leur développement.
Lors d’une réunion mensuelle des équipes dirigeantes du groupe dédiée à l’annonce des résultats financiers, Antonio Filosa a annoncé une campagne de recrutement de 2 000 ingénieurs, répartis au sein des différentes marques de Stellantis.
Sébastien Jaquet, directeur de la qualité du groupe en remplacement de Filosa devenu CEO, intègre désormais le comité de direction stratégique. Alors qu’en interne il est question d’une refonte en profondeur de la conception des futurs modèles, une déclaration résume l’état d’esprit du moment :
« Nous améliorons les processus de gestion de la qualité pour résoudre les problèmes opérationnels antérieurs, conséquences de décisions passées. »
Tout ne changera pas du jour au lendemain. Le futur DS N°7 ne devrait pas profiter de ces recrutements, son développement étant déjà proche de sa fin.
En revanche, des modèles à plus fort potentiel de ventes pourraient être parmi les premiers à ressentir concrètement ce regain d’attention porté à la qualité, comme la future Peugeot 208 de troisième génération ou la prochaine Citroën C4 de quatrième génération.
À noter : même avec cette ambition de montée en qualité, la future C4 est évoquée avec un positionnement qui pourrait être plus « low cost » que les générations précédentes.
En misant sur des choix techniques éprouvés, une conception plus rigoureuse et une vague de recrutements de 2 000 ingénieurs, Stellantis affiche une volonté nette de reprendre la main sur la qualité. Reste à voir comment cette nouvelle dynamique se traduira sur les prochains modèles : si la promesse se confirme, c’est toute la confiance des conducteurs qui pourrait repartir à la hausse.
Stellantis prévoit de recruter 2 000 ingénieurs, répartis dans les différentes marques du groupe.
Les moteurs 1.2 PureTech et 1.5 BlueHDi sont cités.
Ram a réintroduit le V8 5.7 Hemi sur ses pick-up.

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