
Moins courants que d’autres systèmes sur nos routes, les radars de feu rouge restent redoutablement efficaces pour repérer un feu « grillé » aux intersections équipées de feux tricolores. Et non, ce n’est pas du hasard : leur fonctionnement suit un processus très encadré.
Il est difficile de connaître précisément le nombre de radars de feux rouges déployés. Une estimation situe toutefois le parc actif entre 800 et 900 appareils en France. Ils seraient amenés à se raréfier au fil du temps, avec un remplacement progressif par des radars urbains.
En France, le passage au feu orange est interdit. Une seule exception est mentionnée : une mise en danger immédiate (pour vous-même ou pour un autre usager) peut justifier de ne pas s’arrêter.
Mais côté radar, la règle est claire : un radar de feu rouge ne se déclenche pas au feu orange. Il ne s’active que lorsque le feu est passé au rouge.
Le principe décrit est basé sur deux clichés :
1) Premier cliché : il est pris pendant la phase rouge, au moment où le véhicule a commencé à franchir la ligne d’effet des feux (celle matérialisée par des traits pointillés sur la chaussée), là où il faut s’arrêter.
2) Second cliché : il confirme que le véhicule se trouve au-delà du feu rouge, ce qui caractérise l’infraction.
Ce mécanisme vise aussi les vélos, qui doivent s’arrêter eux aussi, sauf en présence d’un panneau avec la flèche de cédez-le-passage cycliste.
Certaines situations peuvent produire un flash sans qu’un avis de contravention ne soit envoyé. Exemple : le véhicule dépasse la ligne d’effet des feux, mais s’arrête ensuite au pied du feu tricolore avant le carrefour. Dans ce cas, un flash peut partir, mais aucun avis de contravention n’est adressé au propriétaire du véhicule.
Autre scénario cité : un véhicule avec remorque. Si le véhicule franchit le feu au vert ou à l’orange mais que la remorque passe au rouge, aucun flash n’est déclenché.
Pour permettre un arrêt en sécurité, un délai de sécurité est paramétré sur les radars de feu rouge, un peu comme l’idée d’une phase tampon. Deux valeurs sont indiquées :
Trois secondes en agglomération et cinq secondes hors agglomération.
Ce n’est qu’au-delà de ce délai que les franchissements illicites déclenchent le flash.
Un cas particulier est mentionné : un véhicule qui franchit un feu rouge pour laisser passer un véhicule prioritaire (pompiers, SAMU, forces de l’ordre) dispose d’une « raison justifiée ».
Dans ce contexte, l’appareil peut relever l’infraction et déclencher un flash, mais après visionnage des photos, aucun avis de contravention n’est émis.
Les radars de feu rouge fonctionnent avec une logique simple mais stricte : ils attendent le rouge, s’appuient sur deux clichés et intègrent même des garde-fous (délai de sécurité, cas particuliers) pour éviter de sanctionner à tort. À mesure que les équipements évoluent en ville, comprendre ces règles reste un bon moyen de conduire plus sereinement… et d’anticiper ce que les contrôles automatisés regarderont demain.
Non : ces radars ne se déclenchent que lors d’un franchissement complet pendant la phase rouge, jamais pendant la phase de feu orange.
Le nombre actif est estimé entre 800 et 900 exemplaires en France.
Le délai de sécurité est de trois secondes en agglomération et de cinq secondes hors agglomération.

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