
À Paris et en petite couronne, la voiture personnelle perd du terrain depuis des décennies. Une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) décrit des ménages qui se « démotorisent » progressivement, avec un parc qui se réduit et des véhicules qui vieillissent davantage.
Le mouvement est porté par plusieurs réalités qui se cumulent : une voiture et un carburant plus chers au fil du temps, une vie urbaine où la circulation peut devenir éprouvante, et l’essor des transports publics ainsi que de nouveaux usages (autopartage, covoiturage, trottinettes, vélos en libre-service…). L’Apur résume la tendance ainsi : la démotorisation des ménages s’installe durablement.
Chiffre parlant : en 1999, un ménage parisien disposait en moyenne de 0,73 voiture. En 2022, ce niveau est descendu à 0,65.
Sur le temps long, la baisse est nette côté capitale : depuis 1990, les Parisiens possèdent 31% de voitures en moins.
En petite couronne, la décrue est plus modérée : la possession d’un véhicule personnel aurait baissé de 5% sur 35 ans, avec une accélération observée à partir de 1996. Ce « seulement 5% » doit toutefois se lire avec un élément important : la population des départements franciliens accolés à Paris a, dans le même temps, nettement augmenté.
Depuis 2016, l’Apur indique que le parc automobile parisien recule d’environ 18 000 véhicules par an, soit 0,8% en moyenne.
Autre tendance forte : l’allongement de la durée de vie des véhicules. Les voitures des ménages parisiens avaient en moyenne 11 ans et quatre mois en 2025, contre huit ans et demi en 2011. Cela représente 2,8 ans de vieillissement en 14 ans.
Enfin, l’achat d’occasion domine largement : le parc de voitures parisien aurait été acheté à 88% en occasion.
Alors que les ménages se déséquipent, l’étude souligne un mouvement inverse côté entreprises : la croissance du parc des professionnels se poursuit à Paris. Elle aurait atteint 4,1% par an en moyenne entre 2011 et 2025. Une nuance est toutefois rappelée : une part de cette flotte (difficile à quantifier) roule aussi en dehors des territoires parisien et francilien.
À Paris et en petite couronne, la voiture individuelle recule, le parc se contracte et les véhicules vieillissent, pendant que l’occasion s’impose comme norme d’achat. Dans le même temps, les flottes professionnelles continuent de croître. La suite se jouera probablement dans l’équilibre entre coûts, usages partagés et façons de se déplacer au quotidien — avec une question simple en toile de fond : à quoi ressemblera la mobilité urbaine quand posséder une voiture ne sera plus le réflexe par défaut ?
Le parc automobile parisien recule d’environ 18 000 véhicules par an depuis 2016, soit 0,8% en moyenne.
Le nombre moyen est passé de 0,73 voiture par ménage en 1999 à 0,65 en 2022.
Le parc de voitures parisien a été acheté à 88% en occasion.

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