
Alors que le marché des voitures neuves recule à nouveau en février, la voiture d’occasion, elle, garde le cap. Et ce n’est pas juste une question de volume : la “photo” du marché est presque inversée par rapport au neuf. D’un côté, des voitures récentes souvent hybrides ; de l’autre, des modèles plus âgés largement thermiques, avec un Diesel toujours ultra-majoritaire.
Avec 439 649 transactions en février, le marché français de la voiture d’occasion s’est montré stable. Mieux : il s’est vendu plus de véhicules de seconde main en février qu’en janvier, avec +26 119 cessions.
En face, le marché du neuf fait grise mine : il affiche 15 % de recul sur un an, pour 120 764 immatriculations en février. Au-delà des chiffres, les deux univers ne jouent pas avec les mêmes règles : ils n’ont pas la même clientèle, et ils ne sont pas exposés aux mêmes contraintes.
Un avantage clé de l’occasion : elle encaisse moins les dispositifs comme les malus CO₂ et au poids, qui ne sont dus qu’à la première immatriculation en France. Autre élément qui pèse sur le neuf mais beaucoup moins sur l’occasion : le recul de 14 % des flottes.
Le marché du neuf est aujourd’hui mené par les hybrides (toutes formes confondues), qui représentent 53 % de part de marché.
Côté modèles les plus vendus (toutes énergies confondues), on retrouve un trio bien installé : Renault Clio (6 325 immatriculations), Citroën C3 (5 639) et Peugeot 208 (4 828). Les trois proposent des motorisations avec différentes formes d’hybridation.
À l’inverse, les voitures les plus populaires en seconde main sont motorisées par des diesels et ont plus de 10 ans. Malgré un petit recul de 3 % par rapport à février 2025, le Diesel reste très largement en tête avec 43 % de part de marché.
Ce succès s’explique aussi par la réalité du parc : une grosse partie de l’offre d’occasion dans cette tranche d’âge roule au gazole. En 2010, le Diesel représentait 70,8 % du marché du neuf, contre moins de 5 % aujourd’hui.
De leur côté, les motorisations essence “simples” perdent 4 % de part de marché, mais restent solides avec 38 % des transactions.
Sur la question de l’âge, la tendance est claire : les voitures de plus de 10 ans représentent la moitié des transactions. C’est un chiffre en hausse de 6 %, et un signal fort : le parc français vieillit.
Et comme les ventes de voitures neuves patinent, l’arrivée d’occasions récentes se tasse aussi. Résultat : les ventes de voitures de moins de cinq ans sont en baisse, même si le recul reste limité : -3 %.
Bonne nouvelle pour les motorisations dites plus “propres” : plusieurs compteurs sont franchement au vert.
Les micro-hybrides d’occasion bondissent de 33 % sur un an, mais ne représentent encore que 5 % des transactions.
Les électriques progressent de 23 %, tout en restant à 4 % des ventes.
Les full hybrides font un peu mieux : 6 % de part de marché, avec +21 % de transactions.
À retenir : malgré leur poids encore limité, ce sont aussi ces motorisations alternatives qui ont aidé le marché de l’occasion à se maintenir.
Le message est limpide : l’occasion résiste, mais elle repose surtout sur des voitures âgées et thermiques, avec un Diesel toujours dominant. En parallèle, hybrides et électriques grignotent du terrain, pas à pas. Si la tendance se confirme, le vrai tournant pourrait venir du moment où les volumes de véhicules récents se remettront à alimenter le marché de seconde main.
439 649 transactions ont été enregistrées en février.
Le Diesel représente 43 % de part de marché en février.
Les voitures de plus de 10 ans représentent la moitié des transactions.

De l'achat, à la revente, au financement, en passant par les derniers projets de loi automobile, Voiture Malin est la référence de l'info automobile
