
Monaco a souvent des airs de loterie… mais cette fois, le scénario a surtout raconté l’histoire d’un pilote qui n’a rien laissé au hasard. Du premier au dernier tour, Kimi Antonelli a été intouchable et décroche une cinquième victoire cette saison. Derrière lui, Lewis Hamilton termine 2e, et le Français Isack Hadjar arrache une énorme 3e place au terme d’une course secouée par des incidents majeurs : l’abandon de Max Verstappen dès le premier tour, puis le crash de Charles Leclerc en fin d’épreuve.
Dès l’extinction des feux, Antonelli, en pole position, s’envole proprement et conserve la tête. Dans ses rétroviseurs, la course bascule déjà : Max Verstappen cale sur la grille à cause d’un problème mécanique, dégringole, puis rentre immédiatement au stand pour abandonner sans même boucler un tour.
Conséquence immédiate : Lewis Hamilton et Charles Leclerc prennent les 2e et 3e places. De son côté, Isack Hadjar (4e) devient le dernier gros point d’appui pour Red Bull et doit contenir George Russell (5e).
Devant, Antonelli creuse l’écart : Hamilton accuse 5 secondes de retard sur la Mercedes #12, tandis que Leclerc se retrouve à 4 secondes de son coéquipier. Et pendant que le trio de tête s’échappe, Hadjar commence à souffrir : dès le 19e tour, le Français se plaint d’un problème de frein moteur et s’accroche comme il peut face à Russell, de plus en plus pressant… sans réussir à trouver l’ouverture.
Au 29e tour, Hamilton anticipe : il profite de l’écart avec Hadjar pour s’arrêter, chausser des pneus durs neufs et ressortir tranquillement 3e, avec plus de 10 secondes d’avance sur la Red Bull. Russell, coincé 5e, tente alors un pari au 31e tour : il s’arrête aussi pour viser un undercut sur Hadjar. Et ça marche : quand le Français s’arrête à son tour, il ressort derrière la Mercedes #63.
Leclerc change de pneus au 36e tour et reprend la piste 3e, à plus de 10 secondes de Hamilton. Mais un détail change la lecture de cette bataille : Hamilton doit composer avec une pénalité de 5 secondes pour excès de vitesse à l’entrée des stands. La même sanction tombe aussi sur George Russell, Pierre Gasly et Franco Colapinto.
Devant, Antonelli reste dans sa bulle. Il s’arrête au 37e tour, change de pneus et ressort toujours en tête, avec près de 20 secondes d’avance sur Hamilton. Le ton est donné : dans les rues de Monaco, le leader déroule au point de coller un tour à son coéquipier George Russell (4e). Un message clair envoyé à tout le paddock pour la lutte au titre.
Quand le suspense semble s’éteindre, Monaco relance tout. Au 60e tour, Lance Stroll encastre son Aston Martin dans le mur au virage 19 : voiture de sécurité, et course chamboulée. Les leaders plongent aux stands pour chausser des pneus tendres en vue du sprint final.
Au 65e tour, la voiture de sécurité s’efface brièvement… et coup de théâtre : Charles Leclerc termine dans le mur au dernier virage. Cette fois, la direction de course sort le drapeau rouge.
Le crash intrigue : les commissaires inspectent la piste et un problème est évoqué, avec un patch de goudron qui se déliterait au passage des monoplaces. Une fois la situation résolue, place à une fin de course totalement différente : 8 tours, départ arrêté (et non lancé). Pour Antonelli, la victoire “promise” redevient un piège potentiel.
Mais au moment du deuxième départ, le jeune Italien ne craque pas : il conserve la tête devant Hamilton. Derrière, Hadjar se fait surprendre par Russell et Gasly, même si tous deux sont pénalisés. Les caméras se concentrent alors sur la bataille pour la 3e et dernière marche du podium.
Sur les huit derniers tours, l’identité du vainqueur ne fait plus vraiment débat : Antonelli récite une course parfaite malgré la voiture de sécurité et le drapeau rouge, et file vers la victoire devant Hamilton (2e). Le suspense se joue surtout pour la 3e place.
Avec les pénalités de Russell et Gasly, Isack Hadjar et Oscar Piastri se retrouvent au cœur du duel pour le podium. Souvent en difficulté à cause d’une monoplace au comportement instable, Hadjar tient pourtant bon : il garde la McLaren de l’Australien dans ses rétroviseurs sans commettre la moindre faute.
À l’arrivée, le verdict tombe : Antonelli s’impose à Monaco devant Hamilton, et Hadjar est récompensé par une superbe 3e place. McLaren, pour son 1000e Grand Prix en F1, doit se contenter de la 4e place de Piastri, juste devant les deux Racing Bulls de Liam Lawson (5e) et Arvid Lindblad (6e).
Plus loin, Pierre Gasly termine 7e devant Alex Albon (8e) et Esteban Ocon (9e). Sergio Pérez, 10e, offre à Cadillac son tout premier point en Formule 1.
Au championnat pilotes, Antonelli (156 points) quitte Monaco avec 66 points d’avance sur son dauphin Lewis Hamilton (90 points), avant la prochaine manche à Barcelone.
La course se termine avec Kimi Antonelli vainqueur devant Lewis Hamilton (+ 6,271 s) et Isack Hadjar (+ 23,394 s). Oscar Piastri prend la 4e place, suivi par Liam Lawson (5e) et Arvid Lindblad (6e). Dans le top 10, Pierre Gasly finit 7e, Alex Albon 8e, Esteban Ocon 9e et Sergio Pérez 10e. Plusieurs abandons marquent l’épreuve, dont Carlos Sainz, Charles Leclerc, Lance Stroll, Lando Norris, Oliver Bearman, Valtteri Bottas et Max Verstappen.
Monaco a rappelé pourquoi ce circuit peut retourner une course en quelques secondes… mais il a surtout confirmé une chose : quand Antonelli est dans ce niveau de contrôle, même les drapeaux et la pression ne suffisent pas à le faire vaciller. La saison est encore longue, mais le message envoyé est massif : la dynamique est là, et l’histoire du championnat peut basculer à tout moment.
Kimi Antonelli s’est imposé lors du Grand Prix de Monaco 2026.
Max Verstappen abandonne dès le premier tour après avoir calé sur la grille à cause d’un problème mécanique.
Le drapeau rouge est brandi après le crash de Charles Leclerc dans le mur au dernier virage.

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