
Lewis Hamilton a ajouté une nouvelle ligne majeure à sa légende en Formule 1 : sa première victoire avec la Scuderia Ferrari, remportée au Grand Prix de Barcelone. Au terme d’une course animée et d’une stratégie pleine de prises de risque, le septuple champion du monde s’impose devant George Russell (2e) et Lando Norris (3e). La journée a aussi été marquée par des abandons importants, dont ceux de Kimi Antonelli et Charles Leclerc.
Hamilton compte désormais 106 victoires en Formule 1. Après une année 2025 compliquée, il était revenu aux avant-postes en 2026 avec trois podiums… avant de convertir enfin l’essai avec Ferrari. Et le symbole est puissant : il remporte sa première course en rouge 30 ans après Michael Schumacher, qui avait lui aussi signé sa première victoire Ferrari à Barcelone.
Dès l’extinction des feux, Hamilton tente un vrai pari : s’élancer en pneus tendres pour prendre le dessus sur George Russell, parti en pneus mediums depuis la pole. Sur le papier, l’idée est claire : tout miser sur l’adhérence immédiate. Dans les faits, ça ne passe pas : Hamilton reste deuxième après le premier virage.
Mais il ne lâche rien. Dès le 12e tour, il plonge aux stands pour abandonner des tendres déjà usés et chausser des pneus durs neufs. L’objectif : tenter un undercut. Sauf que Russell répond parfaitement : il s’arrête un tour plus tard et conserve l’avantage sur la Ferrari #44.
Une fois la première salve d’arrêts digérée, Russell maintient Hamilton à environ deux secondes, pendant que Kimi Antonelli (3e) se bat avec Lando Norris (4e). Incapable de mettre la pression suffisante sur la Mercedes de son ancien coéquipier (2022-2024), Hamilton change de tempo : deuxième arrêt au 28e tour, cette fois pour monter des pneus mediums.
La Ferrari #44 ressort loin, en 7e position, mais Hamilton remonte vite en piste, en dépassant Oscar Piastri et Charles Leclerc. Pendant ce temps, Russell entre dans une zone délicate : il souffre avec ses pneus et voit Antonelli revenir dangereusement. Les deux Mercedes se livrent une belle bataille, mais y laissent du temps… au profit de la Ferrari.
Quand Russell effectue enfin son arrêt, il ressort à 16 secondes derrière Hamilton… sauf qu’il reste encore un arrêt à faire au pilote Ferrari. L’écart n’est donc pas encore “confort” pour ressortir en tête. Il manque un déclic.
Alors qu’Hamilton essaye d’élargir l’écart pour se créer une fenêtre d’arrêt suffisante, un coup de théâtre survient : Fernando Alonso immobilise son Aston Martin en panne à l’intérieur du virage 9. La direction de course n’a pas le choix : la course passe sous VSC (voiture de sécurité virtuelle), ce qui ralentit tout le monde et permet l’intervention des commissaires.
Pour Ferrari, c’est presque le timing rêvé. L’équipe fait rentrer Hamilton pour son ultime changement de pneus. Grâce au ralentissement de la VSC, il ressort en tête et conserve la première place avec 6 secondes d’avance sur Russell.
Au drapeau vert, Hamilton appuie fort et creuse l’écart : il termine les 66 tours avec près de 20 secondes d’avance sur la Mercedes #63, et franchit le drapeau à damier pour sceller une victoire qui marque l’histoire de Ferrari.
Le podium final est limpide : Lewis Hamilton s’impose devant George Russell (2e) et Lando Norris (3e), ce dernier profitant de l’abandon de Kimi Antonelli (défaillance mécanique).
La course est aussi dure pour Ferrari de l’autre côté du garage : Charles Leclerc abandonne sur défaillance de direction assistée. Cet abandon permet à Max Verstappen de finir 4e et à Oscar Piastri de prendre la 5e place.
Derrière, Isack Hadjar et Pierre Gasly se classent 6e et 7e, devant Franco Colapinto (8e), Liam Lawson (9e) et Arvid Lindblad (10e), tous dans les points.
Lewis Hamilton remporte la course devant George Russell (+ 19\"561s) et Lando Norris (+ 23\"719s). Max Verstappen termine 4e (+ 40\"497s) et Oscar Piastri 5e (+ 58,661s). Isack Hadjar et Pierre Gasly finissent 6e et 7e, tous deux à 1 tour, suivis de Franco Colapinto (8e), Liam Lawson (9e) et Arvid Lindblad (10e), également à 1 tour. Plus loin, Gabriel Bortoleto (11e), Carlos Sainz (12e) et Esteban Ocon (13e) terminent à 2 tours, Sergio Pérez (14e) à 3 tours. Plusieurs pilotes ne voient pas l’arrivée : Charles Leclerc, Kimi Antonelli, Oliver Bearman, Alex Albon, Fernando Alonso, Nico Hulkenberg, Valtteri Bottas et Lance Stroll sont classés abandon.
À Barcelone, Hamilton n’a pas seulement gagné une course : il a montré qu’en 2026, Ferrari peut aussi gagner en jouant audacieux, au bon moment, avec le bon sang-froid. Et si ce succès ouvre vraiment la porte à une nouvelle dynamique, la suite de la saison pourrait bien réserver d’autres pages marquantes.
Lewis Hamilton remporte le Grand Prix de Barcelone 2026 et signe sa première victoire avec la Scuderia Ferrari.
George Russell termine 2e et Lando Norris termine 3e.
La course passe sous VSC parce que Fernando Alonso arrête son Aston Martin en panne à l’intérieur du virage 9.
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