
La société Dekra a présenté son bilan 2025 du contrôle technique en France pour les véhicules à deux et trois roues, ainsi que pour les voitures sans permis. Résultat : les motos voient leur taux de refus grimper, surtout à cause d’un nouveau sujet qui fait parler… le bruit.
Le contrôle technique des deux-roues, trois-roues et voitures sans permis est désormais entré dans les habitudes. Longtemps repoussé, il s’applique en France depuis assez longtemps pour qu’un premier vrai bilan annuel complet puisse être dressé.
Certains opposants continuent de critiquer la mesure, en défendant l’idée que les motards seraient globalement plus attentifs à l’état mécanique de leur machine que les automobilistes, et qu’un contrôle supplémentaire ressemblerait surtout à une nouvelle source de revenus pour le secteur. Dans ce contexte, le bilan dévoilé par Dekra apporte plusieurs chiffres concrets sur les motos et les voitures sans permis.
Le bilan 2025 n’a rien d’étonnant, mais il confirme une tendance nette : les refus augmentent côté motos. Et cette hausse a une explication principale.
Elle est surtout liée à l’arrivée des premiers tests sonores en centre de contrôle technique pour la catégorie L3, qui représente la plus grosse part des véhicules à deux ou trois roues : 75 % du parc français.
Derrière la catégorie L3, le bilan rappelle aussi la répartition suivante : les scooters à deux roues représentent 13 % et les voitures sans permis 4,2 %.
L’arrivée des sonomètres a logiquement fait grimper les contre-visites pour les motos qui n’étaient pas dans les clous. À eux seuls, les tests de bruit ont représenté 3 % des contre-visites.
Dekra souligne un point important : ces mesures se font dans un garage, pas dans un laboratoire. Il existe donc des marges de tolérance, notamment parce que des bruits parasites peuvent perturber la mesure. Le véhicule doit respecter la valeur inscrite sur le certificat d’immatriculation, en tenant compte de la tolérance admise.
Le taux de contre-visite des motos reste, pour l’instant, légèrement inférieur à celui des voitures (qui subissent des contrôles plus poussés, avec trois fois plus de points à vérifier). En revanche, du côté des voitures sans permis, la situation est plus préoccupante.
En 2025, 25 % des voitures sans permis ont fait l’objet d’un refus. C’est un niveau élevé, d’autant plus que l’âge moyen du parc de voitures sans permis est de 11 ans, contre 13 ans pour l’ensemble des véhicules particuliers et utilitaires légers.
Autre point à suivre : les premières voitures sans permis électriques vont bientôt passer au contrôle technique, puisque les Citroën Ami mises en circulation en 2020 devront passer par cette étape prochainement.
Le parc de voitures sans permis, historiquement constitué majoritairement de modèles diesel, s’est électrifié entre-temps. De quoi envisager une évolution sur certains motifs de contre-visite, notamment ceux liés à la pollution, même si le bilan se limite ici à poser la question d’une baisse potentielle.
Le bilan 2025 met surtout en lumière un changement très concret : dès que le bruit est mesuré plus systématiquement, il devient un vrai facteur de refus pour une partie des motos. Et pendant que le sujet du sonore prend de l’ampleur, les voitures sans permis restent un point de vigilance, avec une transition électrique qui pourrait rebattre les cartes. La suite dira si ces nouveaux contrôles poussent durablement tout le monde vers des véhicules mieux entretenus — et plus compatibles avec la vie en ville.
La hausse est principalement due à l’arrivée des premiers tests sonores en centre de contrôle technique grâce à la démocratisation des sonomètres.
La catégorie L3 représente 75 % du parc français de véhicules à deux ou trois roues.
En 2025, 25 % des voitures sans permis ont fait l’objet d’un refus.

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