
Au-delà du succès retentissant de Kimi Antonelli et Mercedes, le Grand Prix de Monaco a aussi été marqué par plusieurs abandons, dont celui du héros local : Charles Leclerc. En fin de course, le pilote Ferrari a vécu un scénario brutal, et ses mots, comme ceux du clan de Maranello, disent tout de la frustration du week-end.
Le résultat était déjà frustrant en qualifications, mais la course a été encore plus difficile à encaisser pour Charles Leclerc. Comme chaque saison, le Monégasque rêvait de briller chez lui et de revivre une prestation façon 2024. Cette fois, l’histoire a tourné court.
Au moment de son abandon, Leclerc roulait confortablement en 3e position et n’était pas menacé par Isack Hajdar, décrit comme « à l’agonie » derrière lui. Et pourtant, tout s’est joué sur une relance après l’intervention d’une voiture de sécurité : au 65e tour, Charles Leclerc a terminé dans le mur.
À l’entrée du dernier virage, le pilote explique avoir tout simplement perdu les freins de sa Ferrari SF26. Il dit avoir repéré un problème de goudron sur la piste quelques tours plus tôt, et être allé légèrement à l’extérieur, en notant un manque d’adhérence — mais insiste : ce n’était pas, selon lui, la raison principale.
Leclerc assume un ton très dur : « j’ai peur d’être un peu trop dur dans mes mots mais c'est inacceptable ». Il détaille surtout un dysfonctionnement net : « Aujourd'hui, j’avais mis quatre ou cinq barres de freins et les freins arrière n’ont pas du tout fonctionné, seuls les avants ont fonctionné. »
Pour Leclerc, ce qui s’est passé à Monaco n’arrive pas de nulle part. Il affirme que la situation dure depuis deux week-ends, et fait un parallèle avec ce qui s’est vu lors du Grand Prix du Canada, où il était déjà en difficulté.
Il explique aussi que Lewis Hamilton serait parti dans une direction technique différente « il y a trois ou quatre courses », ce qui créerait des écarts selon les circuits. De son côté, Leclerc résume son ressenti sans détour : « tandis que pour moi c’est juste inconduisible. »
Battu par son coéquipier à Montréal et à Monaco, Leclerc espère retrouver de la constance grâce à l’arrivée d’évolutions majeures attendues lors du prochain rendez-vous à Barcelone.
Il cible notamment un comportement de freinage très difficile à gérer : « Ces freins qui fonctionnent de façon “on/off” ont été un vrai problème pour moi, mais ça devrait changer à Barcelone ». Son objectif est clair : « J’espère retrouver des sensations avec la voiture. »
Côté émotion, il ne masque rien : « Je suis extrêmement frustré, énervé et triste aujourd’hui. Mais ce n’est pas contre moi. »
Après ces deux week-ends compliqués, Charles Leclerc est 4e du championnat pilotes avec 75 points, et se retrouve à 15 points de retard sur Lewis Hamilton (annoncé à 75 points dans le texte).
Dans l’autre voiture Ferrari, l’ambiance est beaucoup plus légère : Lewis Hamilton signe un deuxième podium consécutif, avec une nouvelle 2e place derrière la Mercedes de Kimi Antonelli.
Avant de monter sur le podium, Hamilton a tenu à féliciter Antonelli et Mercedes, saluant le travail réalisé sur la voiture. Il insiste aussi sur ce que représente un podium à Monaco, particulièrement au vu des conditions de course : « C'est un sentiment incroyable de monter sur le podium ici », dit-il.
Au championnat, Hamilton est désormais 2e avec 75 points, derrière un Antonelli très solide, annoncé à 156 points. Hamilton reste lucide sur l’écart : « Nous ne sommes pas encore à leur niveau », tout en affichant son objectif : « j'espère pouvoir apporter à mon équipe la plus haute marche du podium ». Il vise une victoire le plus vite possible, et imagine que Barcelone pourrait être une opportunité.
Monaco laisse Ferrari avec deux histoires opposées : d’un côté, la frustration totale de Leclerc, plombé par un problème de freinage qu’il juge inacceptable ; de l’autre, la dynamique positive d’Hamilton, qui empile les podiums mais veut viser plus haut. Si Barcelone tient ses promesses côté évolutions, la suite pourrait redistribuer les cartes — et transformer la colère de Monaco en déclic.
Charles Leclerc a terminé dans le mur au 65e tour lors d’une relance après l’intervention d’une voiture de sécurité.
Les freins arrière n’ont pas du tout fonctionné, seuls les avants ont fonctionné, et Leclerc évoque aussi des freins au fonctionnement « on/off ».
Lewis Hamilton est 2e du championnat pilotes avec 75 points, derrière Kimi Antonelli (156 points).

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