Economie / Politique

Batteries et voitures électriques : Inde vs Chine, le bras de fer qui peut tout changer

Batteries et voitures électriques : Inde vs Chine, le bras de fer qui peut tout changer

Batteries à chimie avancée, véhicules électriques, composants automobiles : les incitations mises en place par l’Inde pour muscler sa production nationale se retrouvent à nouveau dans le viseur de la Chine, cette fois devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Un nouvel épisode d’un affrontement industriel entre deux géants, avec des répercussions potentiellement mondiales.

Scène de vie quotidienne dans la ville de Jaipur, dans la province du Rajasthan, en Inde
Scène de vie quotidienne à Jaipur, dans le Rajasthan (Inde).

Une nouvelle plainte qui pousse l’OMC à se pencher sur le dossier

Après avoir déjà tenté une première fois de faire valoir ses arguments devant l’OMC, la Chine remet le sujet sur la table. Cette seconde plainte contre l’Inde a conduit à la mise en place d’un panel chargé d’examiner les accusations de Pékin : selon elle, certaines mesures commerciales indiennes constitueraient une discrimination envers des entreprises étrangères, en violation des règles de l’OMC.

Pour rappel, l’OMC s’occupe des règles qui régissent le commerce entre pays et cherche à favoriser des échanges qui fonctionnent, avec plus de prévisibilité et de liberté.

Le point de friction : des incitations jugées discriminatoires

La Chine discriminée en Inde ?

Au cœur du conflit : des incitations à la production mises en place en Inde. Elles concernent notamment les batteries à chimie avancée, les automobiles et composants automobiles, ainsi que les véhicules électriques, avec un focus sur les entreprises indiennes.

La Chine affirme que ces mesures pénalisent l’utilisation de produits d’origine chinoise. En clair, Pékin accuse New Delhi de jouer solo, au mépris des règles internationales.

L’Inde est désormais le pays le plus peuplé avec 1,4 milliards d’habitants
L’Inde est désormais le pays le plus peuplé, avec 1,4 milliards d’habitants.

Un duel qui dépasse le simple dossier des batteries

Le chaudron qui se moque de la marmite ?

En coulisse, certains opposants à la plainte chinoise voient l’affaire comme une scène assez ironique : ils estiment qu’il s’agit d’un “c’est l’hôpital qui se moque de la charité”. En cause, la réputation de la Chine en matière de pratiques commerciales jugées agressives, et sa capacité à pousser sa production au-delà de ses frontières, notamment sur le Vieux Continent, en s’appuyant sur une forme de mainmise technologique et des appuis politiques en Europe.

Le représentant américain auprès de l’OMC a d’ailleurs commenté la situation en expliquant que la plainte chinoise serait une tentative de détourner l’attention de ses propres politiques et pratiques non marchandes, de renforcer la dépendance aux surcapacités non marchandes, et de nuire aux intérêts généraux des membres de l’OMC.

Deux géants campent sur leurs positions

Affrontement entre deux géants du commerce

Alors que le panel d’experts doit examiner la plainte, l’Inde et la Chine ne bougent pas d’un millimètre. L’Inde a fait savoir qu’elle regrettait que la Chine ait persisté à demander la saisine d’un panel. Elle insiste aussi sur sa participation de bonne foi aux consultations précédentes et affirme rester déterminée à respecter les règles de l’OMC.

La Chine dans son meilleur rôle

De son côté, la Chine affirme que toutes les tentatives de règlement à l’amiable ont échoué. Pékin répète que les pratiques commerciales indiennes sont restrictives et discriminatoires pour le commerce international, et qu’elles violent les obligations de l’Inde au titre des accords de l’OMC.

Dans ce contexte, l’Inde est aussi décrite comme le troisième marché automobile mondial, ce qui donne une idée de l’enjeu : ce qui se joue ici dépasse largement une querelle technique et touche à l’équilibre industriel dans l’automobile et l’électrique.

Conclusion

Entre politiques industrielles, règles du commerce international et bataille d’influence, le bras de fer Inde–Chine autour des batteries et des véhicules électriques s’annonce comme un dossier scruté de près. La suite dépendra du travail du panel, mais une chose est sûre : la transition vers l’électrique ne se joue pas seulement dans les usines, elle se joue aussi dans les arènes du commerce mondial.

Foire aux Questions

Quels secteurs visent les incitations contestées par la Chine devant l’OMC ?

Les incitations visent la production de batteries à chimie avancée, d’automobiles et de composants automobiles, ainsi que de véhicules électriques.

Que reproche la Chine aux mesures commerciales indiennes dans le dossier batteries et véhicules électriques ?

La Chine reproche à ces mesures d’être restrictives et discriminatoires pour le commerce international et d’enfreindre les obligations de l’Inde au titre des accords de l’OMC.

Comment l’Inde répond-elle à la plainte de la Chine devant l’OMC ?

L’Inde dit regretter que la Chine ait persisté à demander la saisine d’un panel, insiste sur sa participation de bonne foi aux consultations précédentes et affirme rester déterminée à respecter les règles de l’OMC.

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