
Chaque nouvelle année apporte son lot de règles qui bougent pour l'auto, et 2026 ne déroge pas à la tradition. Au programme : un malus écologique encore plus serré, et une hausse probable des prix à la pompe après plusieurs semaines de baisse. Mais il y a aussi quelques points plus cool, notamment pour celles et ceux qui veulent passer à l'électrique, ainsi que des ajustements côté contrôle technique et plaques provisoires. Voici cinq changements concrets qui vont toucher les automobilistes, parfois dès le 1er janvier.
Une nouvelle année sans nouvelles mesures pour l'automobile ? Franchement, on n'y croit plus. 2026 embarque donc une série d'évolutions qui vont influencer le quotidien des conducteurs en France. Voici cinq points à retenir, avec un impact réel sur le budget, les démarches et les achats.
Le contrôle technique avait déjà joué un rôle informatif autour de l'affaire Takata, mais il va désormais être utilisé de façon plus punitive. Dès le 1er janvier 2026, un airbag non remplacé pourra mener à une contre-visite. Et ce ne sera pas un simple détail : ce sera un défaut dit « critique », un niveau qui interdit normalement d'utiliser la voiture dès le soir de l'examen, à partir de minuit.
Attention, ce durcissement ne vise pas tous les rappels : seuls les rappels de type « stop drive », avec un courrier demandant l'immobilisation du véhicule, seront concernés par cette sévérité. Quand la voiture fait l'objet d'un autre type de retour en atelier, ce qui représente l'immense majorité des cas en France, une simple mention sur le procès-verbal est prévue.
Autre changement pratique : les centres de contrôle technique pourront transmettre vos coordonnées aux constructeurs via l'organisme central OTC. L'objectif est de résoudre un gros point faible des campagnes de rappel : les courriers qui n'arrivent pas au bon destinataire.
Après un coup de rabot fin 2024, le bonus change clairement de direction. Rebaptisé « prime coup de pouce » à l'été dernier, le dispositif devient plus généreux : l'aide est désormais comprise entre 3 500 € et 5 700 €, selon les revenus. Et il peut même être complété par un « super-bonus » si le modèle embarque une batterie produite en Europe.
Autre point important : en toute fin d'année 2025, un arrêté a supprimé la date de fin du dispositif. Résultat, cette « générosité » a toutes les chances de continuer durant les douze prochains mois.
Pourquoi l'État peut lâcher du lest ? Parce que le budget public n'est plus mis à contribution : cette prime s'appuie maintenant sur le mécanisme des certificats d'économie d'énergie (CEE). L'objectif est clair : relancer des ventes de voitures électriques qui peinent toujours à décoller, alors que la deuxième édition du leasing social n'a pas connu le succès espéré.
Le bonus version 2026 a un revers : une augmentation annoncée des tarifs à la pompe. Les certificats d'économie d'énergie sont financés par les fournisseurs d'énergie, et ils sont de plus en plus utilisés, dans plusieurs secteurs. Les entreprises concernées, dont les pétroliers, vont donc probablement répercuter une partie des coûts sur les clients. Certains parlent même d'une forme de taxe indirecte.
Concrètement, à la pompe, on évoque une hausse de 4 à 6 centimes par litre. Après une baisse marquée ces dernières semaines, les prix des carburants pourraient donc remonter dès le début de 2026. Et pour le superéthanol E85, cela aurait pu être plus dur : un projet de hausse de sa fiscalité a été retoqué par les députés et les sénateurs.
On en parle moins, mais transformer le bonus en « prime coup de pouce » change aussi quelque chose en coulisses : le malus écologique ne sert plus du tout à financer l'aide à l'achat. Ça ne l'empêche pas de devenir plus sévère, au contraire, car des évolutions importantes ont été votées dans la précédente loi de finances.
Dès le 1er janvier 2026, la taxation commencera à partir de 108 g/km de CO2, contre 113 g/km avant. Donc davantage de véhicules seront concernés, et pour le même niveau d'émissions, les montants grimperont. Exemple parlant : à 140 g/km, on passe de 1 504 € à 2 205 €. Et le plafond augmente aussi, de 70 000 € à 80 000 €.
La taxe sur la masse en ordre de marche (le malus au poids) se durcit elle aussi : elle démarrera à 1 500 kg, au lieu de 1 600 kg, avec un barème ajusté. En revanche, il faudra attendre juillet 2026 pour qu'elle soit étendue à certaines voitures électriques, et janvier 2027 pour voir disparaître l'abattement de 100 kg accordé aux hybrides légers.
Si vous voyez des plaques roses, pas de panique : ce n'est pas une hallucination. Cette couleur a été choisie par l'État pour distinguer plus facilement les immatriculations provisoires des autres. Le but : aider les forces de l'ordre à repérer certains abus.
Les plaques en WW, souvent utilisées pour les importations de véhicules d'occasion, devront aussi afficher leur date de fin de validité sur le côté droit. En clair, il sera plus difficile de rouler en espérant passer entre les mailles du filet quand elles ont expiré, comme certain(e)s le faisaient.
Petit bémol : rien n'est prévu ici contre les « doublettes », ces plaques identiques posées sur deux véhicules différents. Un projet de loi a été proposé pour tenter de freiner cette fraude qui toucherait plusieurs dizaines de milliers d'automobilistes par an, mais il n'a pas été adopté pour l'instant.
108 g/km de CO2, au lieu de 113 g/km auparavant.
De 4 à 6 centimes par litre.
Entre 3 500 € et 5 700 €, en fonction des revenus.

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