
Lancements de modèles qui pèsent vraiment sur le marché européen, chaises musicales au sommet des constructeurs, règles qui redonnent de l’air aux motorisations thermiques, et événements auto qui cassent les codes : 2025 a été une année ultra dense. Voici un récap clair et accessible de ce qui a fait vibrer (ou grincer) la planète automobile sur les douze derniers mois.

Panorama des temps forts de l'Automobile en 2025. © Didier RIC
Alors que 2025 touche à sa fin, c’est le bon moment pour rembobiner et retenir l’essentiel. Et si on commence par l’humain (parce que oui, l’auto c’est aussi des décisions et des visions), l’année a été rythmée par des départs marquants. Le plus commenté : celui de Luca de Meo, patron de Renault de 2020 à 2025, un départ plutôt inattendu pour quelqu’un qui connaissait la maison de l’intérieur après y avoir débuté sa carrière dans les années 90. Clairement, c’est le départ qui a le plus fait parler. Autre mouvement fort : Gilles Vidal a lui aussi quitté Renault, mais avec un scénario “retour aux sources” puisqu’il est reparti chez Stellantis pour piloter le design des huit marques européennes du groupe. Quand on sait à quel point le style est devenu un argument de vente (et un marqueur d’identité), ce genre de transfert compte autant qu’un lancement de modèle.

Le 16 avril 20525, une information judiciaire a été ouverte pour les airbags Takata. © Yayimages
La première victime de cette affaire est décédée en 2024, mais c’est en 2025 que le scandale des airbags Takata a pris une ampleur nationale, avec l’ouverture d’une information judiciaire. Au-delà des véhicules du groupe Stellantis, les investigations ont confirmé que plusieurs autres marques étaient aussi concernées, dont BMW, Volkswagen et Toyota. Et le dossier continue d’évoluer : à partir du 1er janvier 2026, tous les véhicules classés « stop drive » à cause d’un airbag Takata potentiellement défectueux devront passer par une contre-visite au contrôle technique si la réparation n’a pas été effectuée par un garage de la marque. En clair : ce n’est plus seulement un sujet de rappel constructeur, c’est un sujet qui peut bloquer administrativement l’usage du véhicule.

La Renault Twingo arrivera en concession au printemps 2026. © Renault
Du côté de Renault, deux annonces ont compté lourd en 2025 pour le marché européen. D’abord la Renault Clio 6, attendue pour prendre le relais dès le début 2026 sur un segment B ultra stratégique : celui des citadines polyvalentes, où chaque détail (prix, conso, techno, look) peut faire basculer des volumes énormes. Puis, à peine deux mois plus tard, Renault a enchaîné avec la Twingo de quatrième génération, annoncée en 100% électrique. L’objectif est clair : redonner de l’énergie au segment A, ces mini-citadines qui ont perdu du terrain ces dernières années. Cette Twingo E-Tech est annoncée en concession au printemps 2026, avec la promesse d’une voiture simple, urbaine et pensée pour le quotidien.
Chez Peugeot, la présentation au printemps dans le cadre des 24 Heures du Mans a fait du bruit. Et pour cause : la Peugeot E-208 GTI joue à fond la carte de la nostalgie bien dosée, en reprenant les codes de la 205 GTI, mais en les projetant dans l’ère électrique. Sous le capot, 280 ch : de quoi viser les amateurs de petites sportives, avec un niveau de puissance qui dépasse certaines rivales directes. Et comme la future 208 de troisième génération n’arrivera pas tout de suite, la marque a aussi donné plus de détails sur un élément qui intrigue beaucoup : son futur volant carré, notamment via le concept Polygon. Un choix de design et d’ergonomie qui veut marquer une rupture, et qui alimente déjà pas mal de débats.

Le BMW iX3 de seconde génération a inauguré la base technique Neue Klasse qui apporte des progrès indéniables dans l'univers des véhicules électriques. © BMW
Ça leur a pris plus de temps que prévu, mais les constructeurs allemands ont fini par recoller (et parfois dépasser) l’avance perçue de Tesla sur plusieurs points clés. En mettant le paquet sur la techno 800 volts et sur de nouvelles générations de batteries dites « cell to pack » (moins encombrantes, car intégrées plus directement au châssis), ils proposent désormais des véhicules électriques capables de rivaliser sur les sujets qui comptent vraiment : recharge rapide, efficience, autonomie et usage au quotidien.
L’Audi Q6 e-tron a ouvert la voie avec une recharge ultra rapide, et BMW a enchaîné avec le iX3 de seconde génération (code interne NA5), qui démarre très fort commercialement. La marque a même déjà écoulé l’ensemble de la production de son usine hongroise de Debrecen, au point d’envisager une seconde ligne d’assemblage pour suivre la demande. L’autonomie annoncée à 805 km et la recharge très rapide ont clairement aidé à convaincre ceux qui hésitaient encore à passer à l’électrique. Mercedes, de son côté, avance aussi dans la bonne direction avec des modèles comme les CLA (coupé et break), GLB et EQC, qui optimisent l’architecture électrique et promettent des trajets longue distance avec moins de dépendance à la prise.

Les Fiat 500 hybrides arrivent en renfort dans une gamme jusqu'alors uniquement 100% électrique. © Fiat
En 2020, Fiat, très confiant dans l’électrique, a lancé une nouvelle génération de 500 uniquement en version rechargeable. Au début, entre l’effet nouveauté et les aides publiques, les ventes ont suivi. Mais une fois la période des subventions passée, la dynamique s’est essoufflée, au point de mettre en danger la viabilité du modèle. Résultat : Stellantis a dû réagir vite en envisageant l’intégration d’une motorisation thermique hybridée, pour sécuriser l’activité industrielle et maintenir la 500 dans la course. C’est un bon exemple d’un phénomène plus large : l’électrique progresse, mais pas toujours au rythme prévu, et certains constructeurs réajustent leur copie.
Et ce n’est pas un cas isolé. À l’autre bout du spectre, Porsche et Audi prévoient bien des versions thermiques plus ou moins électrifiées pour les futures 718 et TT. Volvo, de son côté, a prolongé la carrière des XC90 et XC60 via un second restylage, histoire de tenir plus longtemps avec des modèles connus et rentables. Alfa Romeo a aussi repoussé les lancements des futures Stelvio et Giulia, qui devront finalement proposer des motorisations thermiques en complément des versions 100% électriques initialement envisagées. Dans cette logique, la marque maintiendra au catalogue jusqu’en 2027 les générations actuelles de Giulia et Stelvio, toutes deux lancées en 2016. Et pour finir sur un twist réglementaire majeur : l’Union européenne a accordé un report qui autorise, sous certaines conditions, la production de véhicules à moteur thermique au-delà de 2035.
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