
Les vacances d’été approchent, et avec elles cette envie très simple : décrocher pour de vrai. Sauf qu’entre l’âge, le budget et la façon de se déplacer, tout le monde ne vit pas la même expérience. Et sur un point, une étude est limpide : la voiture reste un pilier des congés estivaux. S’en passer, pour beaucoup, c’est se retrouver bloqué… au sens propre.
Une étude commandée par Enterprise Mobility et réalisée par OpinionWay auprès d’un échantillon représentatif de 1 028 personnes majeures met en lumière un truc très parlant : pour beaucoup, les vacances ne se résument pas à une destination, mais à un moment précis.
45% des répondants disent que les vacances d’été commencent dès qu’ils ferment la porte de leur résidence principale. 27% estiment qu’elles ne débutent vraiment qu’une fois arrivés à destination. Et 11% placent ce “vrai départ” au moment de s’engager sur l’autoroute.
Côté intentions de voyage, l’été s’annonce très mobile : 78% des Français déclarent avoir prévu de voyager, un chiffre qui grimpe à 92% chez les 18-34 ans.
L’étude insiste sur un point : ne pas avoir de voiture pendant les congés peut déclencher des renoncements très concrets. Et pas seulement sur des “extras” : parfois, ça touche le quotidien.
41% des personnes interrogées déclarent que, sans voiture, elles ont déjà dû s’abstenir de visiter une région et ses villages environnants (68% chez les moins de 35 ans). Au total, 41% disent aussi avoir dû renoncer à une plus grande flexibilité dans leurs déplacements (63% chez les 25-24 ans). Et 27% se sont retrouvés à plusieurs reprises dans l’impossibilité de se rendre dans des zones rurales, des régions côtières ou encore à la plage.
Le manque de voiture peut également peser sur les besoins du quotidien : 36% des vacanciers expliquent que, sans véhicule personnel, ils renoncent régulièrement à faire des courses. Juste derrière, 35% évoquent l’impossibilité de rendre visite à des proches dans un lieu isolé.
Les configurations de départ varient, mais quelques tendances ressortent clairement. 32% des personnes interrogées indiquent partir en couple sans enfants, 24% avec des enfants. Les voyages en solo représentent 12% et les départs entre amis 8%.
Même si la voiture reste une évidence pour beaucoup, le trajet n’a rien d’un long fleuve tranquille. Le premier irritant cité est sans surprise : les embouteillages, mentionnés par 75% des Français.
En deuxième position, les erreurs d’itinéraire ou de guidage (qu’il s’agisse du GPS ou d’indications erronées du copilote) arrivent à 44%.
Et puis il y a les tensions “dans l’habitacle”, plus intimes : la fréquence des pauses (22%), le choix de la musique (18%) ou la place attribuée dans la voiture (17%). La fameuse bataille de la banquette arrière, avec la place du milieu vécue comme une punition, fait aussi partie de ces sujets qui peuvent agacer.
Autre enseignement : la France reste une destination jugée très cohérente. 53% des Français qui partent en vacances estiment qu’il n’est pas nécessaire d’aller à l’étranger pour découvrir des paysages variés.
Ce critère arrive même devant l’argument économique, cité par 37% des répondants. Exception notable : chez les moins de 35 ans, un sondé sur deux retient le motif de “vacances moins chères” pour privilégier un été à l’intérieur des frontières.
D’autres raisons sont également mises en avant : les habitudes de vacances en France (32%), la facilité liée à la langue (30%), la proximité avec la famille (18%) et l’accès au réseau de transports multimodal (17%).
Cette étude le rappelle sans détour : pour une grande partie des Français, la voiture n’est pas juste un moyen d’aller d’un point A à un point B pendant l’été — c’est un levier de liberté, de spontanéité et d’accès aux “vraies” vacances. Reste un défi collectif : réussir à préserver cette liberté de mouvement tout en imaginant des mobilités qui élargissent les options, plutôt que de les refermer.
78% des Français déclarent avoir prévu de voyager cet été.
45% disent que les vacances commencent dès qu’ils ferment la porte de leur résidence principale, 27% une fois arrivés à destination, et 11% au moment de s’embarquer sur l’autoroute.
41% disent avoir dû s’abstenir de visiter une région et ses villages environnants, et 36% renoncent régulièrement à faire des courses sans véhicule personnel.

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