
Le dernier bulletin mensuel du périphérique parisien, publié par la mairie de Paris, dresse un bilan globalement favorable de la limitation à 50 km/h mise en place en octobre 2024. Sur six indicateurs suivis, cinq évoluent à la baisse. Mais sur le point le plus sensible — la qualité de l’air — la tendance reste frustrante : pas d’amélioration nette pour le dioxyde d’azote ni pour les particules fines.
Le bulletin couvre la période du 1er au 31 décembre 2025 et compare ces résultats à ceux mesurés sur la même période en 2023, présentée comme la dernière période de fin d’année avant la transformation liée au passage à 50 km/h (contre 70 km/h auparavant). L’objectif : mesurer l’impact de cette limitation à travers six indicateurs clés.
Pour décembre 2025, cinq des six indicateurs suivis (bruit, accidentologie, congestion du trafic, vitesse moyenne de circulation et voie réservée) affichent des chiffres orientés à la baisse, présentés comme des signaux allant dans le sens des effets attendus de la réduction de la vitesse.
Le sixième indicateur, celui de la qualité de l’air — décrit comme le plus important pour la santé et l’environnement — ne montre pas de baisse de la pollution pour le mois observé. Et le constat ne se limite pas à décembre 2025 : il est également indiqué que les mois précédents n’ont pas montré de baisse non plus.
Nuance importante : l’analyse précise qu’il faut relativiser, car les fourchettes d’observation sur le dioxyde d’azote et les particules fines restent trop larges pour apporter une vision suffisamment éclairante.
Le bulletin rappelle que le périphérique parisien est présenté comme l’axe routier le plus fréquenté d’Europe, avec 1,2 million de déplacements quotidiens, dont 80 % en autosolisme. Les données proviennent d’Airparif, de Bruitparif et de l’Observatoire Parisien des Mobilités de la Ville de Paris, puis sont comparées à celles de 2023.
77,7 dB(A) en 2025, contre 80,3 dB(A) en 2023.
Concentration dioxyde d’azote : 45,9 µg/m3.
Concentration particules fines (PM10) : 29,7 µg/m3.
Dioxyde d’azote (gamme standard observée en 2023) : 27 – 59 µg/m3.
Particules fines (gamme standard observée en 2023) : 19 – 40 µg/m3.
Nuit : 52 km/h en 2025, contre 63 km/h en 2023.
Jour : 35 km/h en 2025, contre 36 km/h en 2023.
La baisse correspond à la différence de la somme des heures de congestion observées pour l’ensemble des sites.
La voie réservée affiche +9,1 km/h par rapport aux autres voies lorsqu’elle est activée. En 2023, l’écart était de 5 km/h, alors que la vitesse réglementaire était de 70 km/h.
La limitation à 50 km/h semble pousser plusieurs voyants dans le bon sens, notamment sur le bruit et certains marqueurs de circulation. Mais pour l’air — le sujet le plus attendu — les chiffres ne donnent toujours pas de signal clair. La suite dépendra autant des tendances sur plusieurs mois que de la capacité à lire des données plus tranchées : le périphérique reste un laboratoire grandeur nature, et son évolution continue d’écrire la mobilité de demain.
5 indicateurs sur 6 sont orientés à la baisse.
Dioxyde d’azote : 45,9 µg/m3 ; particules fines (PM10) : 29,7 µg/m3.
52 km/h en 2025, contre 63 km/h en 2023.

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