
Essence, diesel, hybride, électrique : l’année 2025 a clairement rebattu les cartes sur le marché auto français. Les immatriculations racontent une histoire très concrète : quelles motorisations ont été choisies au moment d’acheter, lesquelles continuent de gagner du terrain, et lesquelles sont en train de perdre la confiance (ou l’intérêt) des automobilistes. Ici, pas de blabla : juste ce que montrent les chiffres, et ce qu’on peut en comprendre simplement.
En pleine transition écologique, l’automobile est à un vrai tournant. Et même si, côté Europe, on a vu un assouplissement du passage au tout électrique (avec une autorisation limitée du thermique au-delà de 2035), une chose ressort clairement sur le terrain : l’électrification prend de plus en plus de place. Surtout via l’hybride. Les chiffres 2025 du PFA sont sans appel : plus d’une voiture particulière neuve sur deux immatriculée était hybride. Cette combinaison thermique + électrique devient la motorisation dominante en France.
Concrètement, l’hybride atteint 50,5 % de parts de marché (823 625 véhicules), contre 42,8 % un an plus tôt. Et ce boom repose presque entièrement sur l’hybride non rechargeable, dont fait partie l’hybridation légère. Pourquoi ça marche ? Parce que c’est “plug-and-play” : pas besoin de prise, pas de nouvelle routine, juste une voiture qui se conduit comme d’habitude. À l’inverse, l’hybride rechargeable (PHEV) patine encore : sa part retombe à 6,7 %, après un pic à 8,5 % en 2024. Ce recul colle à deux réalités : la fin progressive de certains avantages fiscaux, et une forme de déception quand l’usage réel ne correspond pas toujours aux promesses de départ.
De son côté, la motorisation 100 % électrique continue de monter, avec 20 % du marché des voitures particulières (327 234 véhicules), contre 16,9 % un an plus tôt. À l’intérieur de ce bloc, la part des véhicules hydrogène est quasi invisible : 311 véhicules, soit même pas 0,1 %. Autrement dit, la dynamique de l’électrique est bien là, portée par une offre qui s’élargit et une techno plus lisible pour les acheteurs. Mais on est encore loin d’un raz-de-marée.
Cette progression mesurée reflète un marché encore prudent. Le prix d’achat, la question de la recharge et l’incertitude réglementaire continuent de faire hésiter. Résultat : l’électrique convainc plus qu’avant, mais ne s’impose toujours pas comme l’option “évidente” pour la majorité. Pour beaucoup d’automobilistes, le passage au 100 % électrique ressemble encore à une décision qui se prépare, plus qu’à un réflexe.
Mais la rupture la plus claire se voit côté thermique “pur”. L’essence se replie fortement : sa part dans les ventes de voitures neuves passe de 29,5 % à 21,2 % en un an. Et le diesel continue de dégringoler, tombant à 4,9 %, contre 7,3 % en 2024 — quasiment divisé par deux. En pratique, cette chute est cohérente avec ce que l’on observe dans les catalogues : l’offre des constructeurs se réduit, surtout en diesel.
Autre élément qui change la lecture : l’essence est désormais très souvent associée à une forme d’hybridation, même légère. Et comme ces versions basculent statistiquement dans la catégorie “hybride”, l’essence baisse mécaniquement. Dit autrement : une partie des voitures qui “auraient été essence” il y a quelques années se retrouvent aujourd’hui comptées comme hybrides. C’est aussi ça, la réalité de la transition : parfois, ce n’est pas une révolution d’usage, mais un glissement progressif de la technologie sous le capot.
L’hybride domine avec 50,5 % de parts de marché, soit 823 625 véhicules immatriculés.
La motorisation 100 % électrique atteint 20 % du marché des voitures particulières, soit 327 234 véhicules.
311 véhicules hydrogène sont comptabilisés, soit même pas 0,1 %.
En filigrane d’un marché qui s’électrifie, reste la question de l’accès: LOA ou LLD pour toucher le mythe Porsche 911 sans bloquer votre budget, avec Joinsteer.

De l'achat, à la revente, au financement, en passant par les derniers projets de loi automobile, Voiture Malin est la référence de l'info automobile
